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Naedre GCB

Inscrit le : 25 Fév 2006 Messages : 299 Promo : M1 anglais (:love:)
| Sujet: Actions directes Lun 27 Mar - 9:10 | |
| Vendredi, j'ai trouvé une brochure à la fac sur le mouvement lycéen qui donnait l'adresse de ce site.
Il y a certainement des choses à prendre avec précaution mais bon...la plupart d'entre nous sommes obligés d'apprendre en impro, vu comment on est projeté dans ce mouvement.
Pour l'instant, deux articles ont retenu mon attention :
Actions directes, mode d'emploi.
Appel pour l'action directe
Morceaux choisis :
Liste non exhaustive d’informations utiles :
- la distance par rapport aux commissariats et flics les plus proches - la localisation d’entrées, de sorties de secours, d’ascenseurs, d’escaliers - la présence de caméras de surveillance - les heures d’ouverture et de fermeture des locaux, ce qui s’y passe - le nombre de personnes qui y travaillent, où elles se trouvent - si c’est un local public, les heures de plus grande affluence, etc.
Ne jamais cibler un lieu sans avoir été voir un peu à l’intérieur. Dans l’action en elle-même, chaque personne doit avoir des rôles assignés et savoir quoi faire (même pour les trucs qui peuvent sembler les plus idiots ou les plus susceptibles d’être faits spontanément comme porter la banderole, distribuer des tracts, rassurer l’employé-e).
Avant une action, il faut se donner des objectifs précis, se donner des temps pour chaque étape de l’action, fixer le moment et la façon pour quitter les lieux et tout faire pour s’y tenir. Mettre en scène une action au préalable, vérifier par la pratique les temps nécessaires à chaque étape de l’action est une bonne chose. Il peut aussi être utile de prévoir une action de rechange au cas où l’objectif principal foire afin de pouvoir rebondir et de ne pas rester complètement désemparé-e-s.
Il faut toujours se réserver une réunion juste avant l’action ou la veille au soir, en plus des autres réunions de préparation pour une mise au point générale avec tout-e-s les participant-e-s et un inventaire du matériel.
La sécurité :
Il est nécessaire de se fixer un nombre de personnes minimum pour l’action et de ne pas hésiter à renoncer à l’action si le nombre en question n’est pas réuni. Ce nombre peut jouer dans le rapport de force avec des personnes en face, de la police, de l’impact sur les médias ou la population, mais aussi concernant des inculpations, sur certaines occupations un peu chaudes par exemple. La police a tendance à prendre quelques personnes qu’elle isole pour en faire des exemples. Le but est d’avoir un impact, pas de jouer les martyres et de se faire arrêter isolément pour la cause parce que l’on tient à faire son action jusqu’au bout, même si il y a 100 flics et 12 manifestant-e-s.
Il faut soigneusement peser les risques d’inculpation qui vont avec chaque action, si possible se renseigner auprès d’un avocat sur les chefs d’inculpation spécifique et les peines encourues. Et, pour éviter le commis d’office, il est bien que chaque personne soit munie d’un numéro d’avocat motivé à contacter. De même il faut prévoir un briefing voire un topo sur papier des notions légales de base sur l’arrestation, la garde à vue, etc. et ne pas hésiter à rabâcher ce que l’on croit connu de tous et qui ne l’est pas ou que l’on a trop tendance à oublier. Une bonne chose si on a le temps est de prévoir aussi des jeux de rôle préalables entre participant-e-s à l’actio.
A chaque fois que c’est possible et même si c’est très sérieux ou que cela peut-être dangereux, une action doit le plus possible rester quelque chose de fun et d’excitant (c’est une des raisons pour lesquelles les plans à l’arrache ’pour la cause’ sont à éviter).
Dans les cas d’actions faites pour durer longtemps, prévoir un rapport avec les passant-e-s. Notamment pour tout ce qui est occupation, blocage, etc., il est bien de les animer, que ce soit par des chansons, de la musique, des histoires, des jeux, du thé/café et de la distribution de bouffe.
De même les modes d’action doivent être considérés soigneusement en fonction des façons de réagir de la police locale. Ce qui s’applique bien dans une certaine ville et passe assez facilement sera peut-être durement réprimé ailleurs.
La police est une force de frappe hautement militarisée et sophistiquée, et dans le contexte de manifestations de masse, nous sommes ses ennemiEs. Nous sommes engagéEs dans une espèce de guerre, dont l’objectif principal est le contrôle de la rue. Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la nature de cette situation, nous continuerons de perdre. Si nous voulons réussir à perturber suffisamment les entreprises, à un point où elles doivent cesser leurs activités, nous devons être préparéEs à nous confronter à la police sur une base tactique.
Connaissance du terrain
Nous devons connaître mieux l’environnement géographique que les policiers. Avant l’action, il est nécessaire d’étudier le terrain avec des cartes géographiques et de faire des tournées de reconnaissance - du repérage en jargon militant. Regardez pour d’éventuels endroits où la police pourrait se positionner pour nous piéger ; barrières physiques (rivières, clôtures, murs, etc.) ; rues principales ; voies sans issue ; couloirs ; espaces ouverts ; caméras de surveillance ; etc. Planifiez plusieurs routes de mouvement vers le lieu de confrontation et pensez aux voies de sortie. Être dans une ville où vous n’avez jamais mis les pieds à la veille d’une action directe, et ce, sans préparation, n’est pas à conseiller.
Tactiques pour éviter l’arrestation
Ne laissez pas la police se déplacer librement dans une foule. Demeurez toujours en rang serré. Vous devriez être entouréE de personnes que vous connaissez, et non par des flics déguisés. Comblez les trous. Protégez les voies de sortie. Si votre dernier point de fuite est susceptible d’être bloqué par les flics, rendez vous là avant eux ! Lorsque la police vous dit de demeurer sur le trottoir, ignorez-la. Lorsqu’elle commence à pousser, unissez-vous et poussez à votre tour. Si vous vous trouvez encercléEs, chargez la police au point où leur ligne est la plus faible. Si un groupe initie une charge, suivez-les. Une fois que la ligne est brisée, gardez la brèche ouverte en poussant les éléments résiduels. Si un autre groupe se retrouve encerclé, aidez-le à passer la ligne de la police en attaquant par derrière, lorsque c’est possible. Se faire frapper dessus à coups de bâton fait mal. Des morceaux de contre-plaqués, des couvercles de barils métalliques, de barils sciés en deux, etc. font d’excellents boucliers.
Lorsque les policiers attrapent quelqu’unE, empêchez l’arrestation en fonçant sur les flics et en tirant la victime vers nos camarades. Si les flics sont déterminés, soyez-le aussi et foutez le camp en courant aussi vite que vous pouvez. Si vous êtes poursuiviEs, vous pouvez ériger rapidement des barricades pour ralentir les flics.
Ouais, ouais, c'est ptêt exagéré tout ça mais bon...Tous à la poste hein. 
(Et pour avoir vu la Sorbonne et les Robocops qui l'entouraient, ainsi que les cars de police ET de gendarmerie...honnêtement, à Brest, c'est des peluches les nôtres. Maintenant, ils vont ptêt pas le rester longtemps si on continue de faire n'importe quoi...Bref...Agissons oui, mais organisés...Hein ? Je suis lourde ? ) _________________ Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morteuh, Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas moooorrrrrteuh... |
|  | | Ter Posteur débutant

Inscrit le : 11 Mar 2006 Messages : 43 Promo : L3 anglais-LC
| Sujet: Re: Actions directes Lun 27 Mar - 9:20 | |
| Pour ma part, j'ai fait une petite recherche sur les droits du manifestant: j'ai découvert le "guide du manifestant arrêté", et voici quelques petits trucs à savoir avant de partir en manif ou en action:
Vos Droits lors des Manifestations
Guide du manifestant :
QUE FAIRE LORSQU’ON EST ARRÊTÉ PAR LA POLICE LORS D’UNE MANIFESTATION ?
I- LORS D’UN CONTROLE D’IDENTITE
VOS DROITS Si vous êtes de nationalité française, vous pouvez établir votre identité par tout moyen, il n’est pas obligatoire d’avoir sur vous une pièce d’identité Si vous êtes de nationalité étrangère, vous devez, en principe, toujours avoir avec vous le titre ou les documents vous autorisant à circuler ou à séjourner en France (une carte de séjour, un passeport avec un visa datant de moins de 3 mois , un récépissé de demande de titre de séjour ou encore une convocation à la préfecture etc...) En effet, la police peut à tout moment, contrôler la régularité de leur séjour en France des étrangers, Les mineurs étrangers peuvent prouver par tout moyen leur identité. Ils sont inexpulsables du territoire français.
Les motifs du contrôle d’identité :
art 78-2 du code de procédure pénale : outre les contrôles spécifiques des étrangers, les forces de l’ordre peuvent contrôler votre identité s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis ou a tenté de commettre une infraction, se prépare à commettre un crime ou un délit, ou est susceptible de fournir des renseignements sur une enquête pénale en cours, ou fait l’objet de recherches judiciaires. Mais le Procureur peut aussi requérir des contrôles d’identité pour les infractions qu’il précise (recherches de stupéfiants, ports d’armes...).
Enfin l’identité peut être contrôlée pour « prévenir une atteinte à l’ordre public » Les motifs du contrôle sont donc très larges, mais ils doivent répondre à l’un de ces critères, sous peine de nullité du contrôle. Par exemple, le fait de porter un auto-collant (ou une banderolle), avec un sigle syndical ou associatif, ou une inscription licite quelconque, ne justifie en aucun cas un contrôle d’identité. La police n’a pas le droit de vous demander de retirer l’auto-collant, car c’est une atteinte à la liberté d’expression. Autre exemple : vous avez le droit de photographier ou de filmer une manifestation, et rien n’interdit de filmer les policiers dans des lieux publics. Ils n’ont pas le droit de confisquer votre matériel ou le film.
la rétention en vue de vérifier votre identité (art 78-3 du code de procédure pénale) : Si vous n’avez pas de preuve de votre identité, vous pouvez être retenu par la police qui souhaite vérifier votre identité pendant 4 heures maximum à partir de début du contrôle. Ne tentez pas de vous soustraire par la force à un contrôle d’identité, c’est un délit de rébellion. Restez toujours calme et poli.
CONSEILS pour les contrôles d’identité.
Vous avez le droit de faire aviser le procureur de la république de votre rétention. Si vous êtes mineur, le procureur de la République doit être informé dès le début de la rétention. Exercez le droit de faire prévenir le procureur Une copie du procès-verbal de contrôle d’identité doit vous être remise après 4h , (s’il n’y a pas de garde à vue à la suite) -Exigez-ce document.
Vous avez le droit de prévenir votre famille ou toute personne de votre choix. Si vous êtes mineur, vous devez être assisté par votre représentant légal .
Si les policiers sont agressifs lors d’un contrôle d’identité, restez polis, ne les tutoyez pas, même s’ils vous tutoient, ne faites aucun geste violent à leur égard, car cela peut entraîner des procédure d’outrage ou de rébellion, ou de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ; des peines d’emprisonnement sont encourues et vous pouvez être jugés en comparution immédiate (flagrants délits).
Prenez les coordonnées de toutes les personnes qui peuvent témoigner de la scène. Si vous êtes emmenés au commissariat , demandez à tout témoin de prévenir vos proches ou un avocat. Si vous refusez de collaborer à la vérification de votre identité (en faisant des déclarations manifestement fausses, par exemple), vos empreintes et une photo peuvent être prises.
Et si vous refusez de vous soumettre à cette mesure, vous pouvez être punis de 3 mois de prison et 3750 euros d ’amende (art 78 -5 du CPP)
Avant de signer un procès-verbal, relisez-le attentivement.
Si vous n’êtes pas d’accord avec le contenu des procès-verbaux, vous pouvez refuser de les signer (documents rédigés par les policiers et décrivant l’interpellation ou la vérification d’identité).
Si vous estimez que le procès-verbal contient des erreurs ou des imprécisions, vous devez demander au policier qui l’a tapé de le rectifier ; s’il refuse, vous pouvez vous-même faire des ajouts manuscrits à la fin du procès-verbal, suivis de votre signature.
Lors de l’interpellation, la police peut seulement accomplir sur vous une palpation de sécurité. Il s’agit d’une recherche extérieure, à travers les vêtements, d’objets dangereux pour la sécurité du porteur ou d’autrui.. Cela ne peut en aucun cas consister en des attouchements ou une fouille à corps. Ayez toujours les coordonnées d’un ou plusieurs avocats sur vous.
II- LORS D’UNE GARDE A VUE
Un officier de police peut décider de vous retenir au poste 48 heures maximum s’il soupçonne que vous avez commis ou tenté de commettre une infraction. Si la garde à vue fait suite à un contrôle d’identité, la durée de la garde à vue (48h)se calcule à partir de l’heure de votre interpellation par la police (les 4 h de rétention pour le contrôle d’identité incluses). Vous devez être immédiatement informé de vos droits dans une langue que vous comprenez (art 63-1 du CPP). Si l’interprète ne peut se déplacer , cela se fera par les moyens de télécommunications autorisés.
VOS DROITS Dès le début de la garde à vue , le procureur doit être informé par l’officier de police judiciaire de votre placement en garde à vue.
Vous pouvez être retenu au maximum 48h (96h lorsque des stupéfiants sont en cause)(art 63-1 du CPP). Si vous êtes mineur, vous pouvez être retenu seulement 24h sauf en cas d’infraction punie de 5 ans d’emprisonnement. La prolongation d’une garde à vue de 24h à 48h doit être autorisée par le procureur.
Vous avez le droit de savoir quelle infraction vous êtes soupçonnés d’avoir commise (art 63-1 du CPP) Vous devez demander que ce soit écrit sur le procès-verbal. Vous avez le droit de voir un avocat que vous avez choisi ou un avocat qui est mis à votre disposition si vous n’en connaissez pas.
Lorsque vous participez à une manifestation, ayez toujours sur vous les coordonnées d’un ou plusieurs avocats. Vous devez rencontrer votre avocat tout au début de la garde à vue et à la 20e heure (72e heure en cas de stupéfiants), pendant 30 mn de manière confidentielle (art 63-4 du CPP). En cas de prolongation de la garde à vue au delà de 24h, autorisée par le procureur vous pouvez encore voir l’avocat à la 36e heure. Dès le début de la garde à vue « sans délai » , vous pouvez faire prévenir, par l’intermédiaire d’un policier, par téléphone, un proche (la personne avec qui vous vivez habituellement, l’un de vos parents, l’un de vos frère ou sœur, un ami, votre employeur, etc... (art 63-2 du CPP).
A tout moment lors de la garde à vue , à votre demande ou à celle d’un membre de la famille, vous avez le droit de demander d’être examiné par un médecin qui vient sans délai. Après 24h de garde à vue, vous avez le droit de demander une seconde fois à vois un médecin. Si vous avez moins de 16 ans, un médecin est désigné dès le début de la garde à vue pour vous examiner.
Lorsque l’infraction concerne les stupéfiants, un médecin doit vous examiner dès la première heure de garde à vue, puis toutes les 24h, en plus des examens que vous pouvez personnellement demander, durant la garde à vue qui peut ici durer 96h.
Il est possible que vous subissiez une fouille à corps afin de rechercher des indices en rapport avec l’infraction constatée. Il s’agit alors non seulement de fouiller vos vêtements mais aussi l’intérieur de votre corps. Mais la fouille de l’extérieur de votre corps peut être effectuée uniquement par un policier de même sexe que vous.
CONSEILS LORS DES GARDES À VUE Relisez très attentivement le procès verbal Vous pouvez choisir de vous taire lors des interrogatoires. Attendez d’avoir demandé conseil à votre avocat avant de répondre aux questions posées par les policiers.
Vous pouvez refuser de signer le procès-verbal (documents décrivant les conditions de garde à vue et des auditions). Si vous n’êtes pas sûr de son contenu, mieux vaut ne pas le signer ou ajouter vous-même des précisions à la fin du document, avant de le signer.
Si vous n’avez pas les moyens de payer les frais d’un avocat, vous pouvez demander à l’état français de prendre en charge totalement ou partiellement ces frais selon le montant de vos revenus mensuels. C’est l’aide juridictionnelle.
Les policiers n’ont pas le droit de vous faire subir des violences, ni physiques, ni morales (art 222-13 du CP et article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Si vous subissez des violences (coups, insultes, humiliations, refus de repas...) parlez en à votre avocat et demandez un examen médical afin que ces violences soient constatées dans un établissement hospitalier et qu’un certificat médical précisant la durée de l’arrêt de travail soit établi.
Vous pouvez porter plainte devant un juge d’instruction avec constitution de partie civile. Une somme d’argent vous sera demandée à titre de consignation, sauf si vous avez l’aide juridictionnelle.
Si des violences contre des biens ou des personnes vous sont reprochées, il est très important d’avoir pris les coordonnées des personnes pouvant témoigner en votre faveur.
Avant de manifester, ayez sur vous des petits papiers où vous avez écrit votre nom et votre téléphone, pour pouvoir les distribuer en urgence aux témoins, au moment où la police vous emmène, et tâcher de prendre les coordonnées des témoins. Vous avez des droits que les policiers ne peuvent vous refuser, comme ceux de voir un interprète, un avocat , un médecin. S’ils vous ont été refusés, faites noter sur le procès-verbal que vous les avez demandés ou bien noter le vous-même avant de le signer. Parlez en impérativement à votre avocat, car le non respect de vos droits rend toute la procédure nulle.
Si les policiers vous ont dit que vous figuriez sur le STIC (système de traitement des infractions constatées), il s’agit d’un fichier de police (ou de gendarmerie) sur lequel sont inscrites des personnes "mises en cause" dans une précédente procédure (sans pour autant avoir été condamné. Demandez aux policiers de vous lire les mentions du fichier qui vous concernent, et si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez écrire au Procureur de la République pour faire rectifier ou effacer ces informations.
III- LORS D’UNE COMPARUTION IMMEDIATE La comparution immédiate est une procédure qui permet de faire juger quelqu’un très rapidement après son arrestation. Après la garde à vue, vous pouvez être poursuivi devant le tribunal correctionnel. C’est le procureur qui décide si on vous juge immédiatement, ou si on vous relâche pendant la garde à vue, ou à la fin : en ce cas la police peut vous remettre une convocation devant le tribunal, avec une date d’audience.
Le procureur peut aussi décider de vous faire juger le jour-même, en "comparution immédiate", si vous risquez une peine de prison égale ou supérieure à 6 mois, c’est à dire pour la plupart des délits ;
Voici quelques exemples justifiant un jugement immédiat : lorsque vos êtes étranger en situation irrégulière, ou en cas de dégradations lors d’une manifestation, ou d’outrage et rébellion ou de violences envers la police (ou de menaces verbales de violences), en cas de mendicité avec un chien "dangereux", d’occupation d’un squatt, d’outrage au drapeau ou à l’hymne national, ou si vous êtes sous le coup d’une interdiction du territoire, d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière ou d’une mesure d’expulsion. Mais en cas de "racolage passif " (et si vous n’êtes pas aussi en situation irrégulière), seuls deux mois de prison sont encourus et la comparution immédiate est donc impossible.
CONSEIL : Vous avez le droit de refuser d’être jugé le jour-même lorsque le juge vous demande si vous acceptez la comparution immédiate (art 397 du CPP). Mais vous risquez d’aller en prison en attendant pendant 2 à 6 semaines Parlez en à votre avocat. Le risque d’aller en prison en attendant d’être jugé même si vous avez une famille est réel.
Attention!
Devant le tribunal soyez calme et poli. Ecoutez les conseils de votre avocat, dont la présence est obligatoire, sur l’attitude à avoir et surtout sur les déclarations à faire au juge.
Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge qui vous condamne. Vous pouvez demander l’aide juridictionnelle pour payer les frais d’avocat et les frais de justice, si vos revenus sont inférieurs au SMIC.
Voilàààà! Au moins comme ça on avance pas en aveugle vers la poste catastrophe  _________________ Banging your head against a wall uses 150 calories an hour. Try it! |
|  | | Ter Posteur débutant

Inscrit le : 11 Mar 2006 Messages : 43 Promo : L3 anglais-LC
| Sujet: Re: Actions directes Lun 27 Mar - 9:35 | |
| Autre chose: le Service d'Ordre, ou SO.
Voici un texte trouvé ici
Les surlignages sont de moi.
Service d'ordre
Le déroulement pacifique d'une manifestation de rue à laquelle participent plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes, exige une organisation rigoureuse. Surtout si elle a lieu dans un climat politique tendu, des incidents de toutes sortes peuvent provoquer des affrontements violents avec les forces de police, des contre-manifestants, des agents provocateurs ou des spectateurs. Il revient aux organisateurs de prendre toutes les précautions possibles pour prévenir ces incidents et, le cas échéant, pour les maîtriser.
Tout d'abord, si la situation le permet, ils doivent prendre contact avec les autorités locales qui ont la responsabilité du maintien de l'ordre public, afin de les informer des modalités retenues pour l'organisation de la manifestation. Dès ce moment, il est essentiel qu'ils "affichent" leur détermination à faire en sorte que la manifestation demeure non-violente. L'attitude des pouvoirs publics va conditionner pour une large part le climat de la manifestation. S'ils l'interdisent, il appartient aux organisateurs de décider de l'opportunité de son maintien, en fonction, d'une part, de son enjeu et, d'autre part, des risques encourus. Si les pouvoirs publics autorisent la manifestation, il faut alors tenter de négocier avec eux en envisageant les possibilités d'une coopération technique sans toutefois accepter une quelconque compromission politique.
Le cas de figure idéal est celui où les organisateurs sont en mesure d'assurer l"'encadrement" de la manifestation par leur propre service d'ordre et où les pouvoirs publics acceptent un tel arrangement. Dans ce cas, il devrait être possible de convenir que les forces de l'ordre seront concentrées en dehors du parcours de la manifestation. Par ailleurs, un contact radio doit être maintenu constamment entre les organisateurs et les autorités responsables du maintien de l'ordre. Le service d'ordre ne doit pas être formé au dernier moment en lançant un appel à la ronde parmi les manifestants, mais constitué plusieurs jours avant avec des militants expérimentés. Ceux-ci doivent se réunir avec les organisateurs pour mettre au point avec eux les consignes à donner aux manifestants et pour envisager le plus précisément possible le comportement du service d'ordre en face des incidents prévisibles.
Il peut être extrêmement utile de rédiger un tract donnant aux manifestants le maximum d'informations sur le déroulement de la manifestation : son parcours exact, le lieu de sa dispersion, le choix des slogans ou une consigne de silence, l'importance de ne pas répondre aux éventuelles provocations verbales ou physiques, le moyen d'identifier les membres du service d'ordre (brassard de couleur ou tout autre signe distinctif), la nécessité de respecter les consignes que ceux-ci peuvent donner afin que puisse prévaloir le caractère non-violent de la manifestation...
L'une des tâches du service d'ordre est de régler la circulation en informant les automobilistes à la fois sur les raisons de la manifestation et sur les possibilités qu'ils ont d'emprunter un autre itinéraire afin de ne pas se trouver bloqués trop longtemps. L'objectif recherché doit être de les gêner le moins possible et de faire preuve de la plus grande compréhension à leur égard.
Les membres du service d'ordre doivent être prêts à s'interposer pour désamorcer des incidents sans gravité (provocations verbales d'un automobiliste impatient ou d'un spectateur énervé) mais qui pourraient dégénérer. Ils doivent assurer la protection de certains "points chauds" du parcours (bâtiments officiels, commissariats de police, etc.) en formant une chaîne humaine. Ils peuvent également avoir à former un "cordon de de sécurité" pour isoler des contre-manifestants et éviter ainsi qu'ils ne viennent se heurter à la manifestation.
Des membres du service d'ordre doivent être munis de talkies-walkies afin que les organisateurs puissent les informer à tout moment des décisions qu'ils sont amenés à prendre. Ils doivent également disposer de voitures munies de haut-parleurs, de mégaphones ou de porte-voix portatifs afin de pouvoir se faire entendre des manifestants. Ils pourront ainsi lancer les slogans choisis et éventuellement les chants dont les paroles auront été distribuées sur un tract.
Pour autant que la situation le permettra, il conviendra de donner un caractère festif à la manifestation. A cet effet, des orchestres peuvent être intégrés dans le cortège. La musique et les chants, voire les danses, sont susceptibles de dédramatiser la situation, de détendre l'atmosphère et de permettre ainsi aux manifestants de se décontracter et d'oublier leur peur. En outre, le caractère festif d'une manifestation a toute chance de renforcer son impact sur les spectateurs et sur l'opinion publique.
Voila pour un topo rapide sur le SO. Il est clair qu'on ne peut pas mettre en oeuvre tout ce qu'il y a écrit dans ce message (organisation avec les autorités locales par exemple), mais la plupart des informations sont interessantes à avoir. :star: _________________ Banging your head against a wall uses 150 calories an hour. Try it! |
|  | | ola29 Padawan du flood
Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 202
| Sujet: Re: Actions directes Mar 28 Mar - 13:05 | |
| | Woowww on se prépare à la guerre ici ou quoi? Et vos petites fleurs elles sont où? A Brest les flics sont ptet sympa, mais il y a des militaires dans le coin. |
|  | | boursouflette Maître floodeur

Inscrit le : 20 Mar 2006 Messages : 380 Promo : M1 anglais parcous FLE
| Sujet: Re: Actions directes Mar 28 Mar - 13:12 | |
| je travaille sur les fleurs mais personne ne m'en demande alors elles encombrent mon appart' _________________ Je ne suis ni pour, ni contre... bien au contraire |
|  | | ola29 Padawan du flood
Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 202
| Sujet: Re: Actions directes Mar 28 Mar - 13:33 | |
| | Tu ne luttes pas actuellement camarade? |
|  | | boursouflette Maître floodeur

Inscrit le : 20 Mar 2006 Messages : 380 Promo : M1 anglais parcous FLE
| Sujet: Re: Actions directes Mar 28 Mar - 13:35 | |
| peace and love, j'ai un vieux retour hippie moi, ça fait peur, je rentre de manif pour faire des fleurs en papier...  _________________ Je ne suis ni pour, ni contre... bien au contraire |
|  | | ola29 Padawan du flood
Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 202
| Sujet: Re: Actions directes Mar 28 Mar - 13:39 | |
| | T'as fumé? |
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