| | Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5 | | Auteur | Message |
|---|
Naedre GCB

Inscrit le : 25 Fév 2006 Messages : 299 Promo : M1 anglais (:love:)
| Sujet: Re: blocus levé Sam 22 Avr - 0:05 | |
| | Mi Estas Absolute Unu a écrit: | Apollodore a écrit: Habituellement, dans les prises d'otage, on empêche les gens de sortir, pas d'entrer, si?
Ceci est-il réellement un critère de la prise d'otages ? Je crois que l'on peut appeler une prise en otage le fait qu'une minorité contraigne une majorité à rester dans un certain lieu (clos parce que ça permet de lui rendre les choses plus faciles), par la force et dans un intérêt égoîste, sous couvert d'une revendication quelconque. |
Eh oui, le monde extérieur à la fac est un lieu bien trop clos, on ne le dira jamais assez. D'ailleurs, je vais de ce pas porter plainte contre la Terre, ce lieu clos dont je ne peux sortir (vile Ter-re-). Sinon quelques petites observations stylistiques, cher ami... Tout d'abord, "ceci" s'emploie lorsqu'on introduit quelque chose. Ainsi je te dirai ceci : «ton utilisation de ceci au début de la citation est incorrecte». Cela est un fait. En effet, dans la mesure où tu reprenais quelque chose, «cela» était plus approprié. Ensuite, chers lecteurs, observez le champ lexical du vague (voire du vide, mais là je médis) : «certain», «quelconque», le tout en à peine deux lignes et dans la même phrase. Constatez donc que le lieu, tout comme la revendication semblent indéfinis. En clair, notre ami incompréhensible cherche à rester dans le vague, voire dans le général (eh oui, le petit schéma peut s'appliquer à n'importe quelle revendication puisqu'elle est «quelconque» et le lieu pourrait également être n'importe lequel). Le pochoir est donc valable dans presque n'importe quelle situation ( =>général).
Autrement, mon dictionnaire est contrariant. Il note en effet pour "prise d'otage" : «action de retenir prisonnier quelqu'un». Nous apprenons par la suite, sur la page d'à côté (car le dictionnaire est bien fait et épargne l'effort inutile) que le prisonnier est une personne privée de liberté ou détenue en prison (lieu où quelqu'un est ou se sent enfermé).
Soyons logiques (si, si, ça devrait pouvoir m'arriver, même à moi) : pour que nous ayons fait une prise d'otages, il faudrait que nous ayons retenu des gens prisonniers. Il faudrait alors que nous ayons privé des gens de liberté ou que nous les ayons détenus en prison (lieu où on est ou on se sent enfermé).
Cas numéro 1 : -nous avons privé des gens de liberté. C'est en effet l'argument qui fut maintes et maintes fois utilisé mais pas par toi dans ce message : la liberté de sécher les cours circuler. Je n'y reviens pas puisque tu ne l'emploies pas. Cas numéro 2 : -nous avons détenu les gens dans un lieu clos : tu as toi-même reconnu que le lieu n'était pas clos. Une «prison ouverte» paraissant un brin (mais un gros brin) oxymorique, je m'interroge sur la légitimité de l'emploi des mots «prise d'otage» pour ce qui a eu lieu à la fac. (Bon en même temps, moi je m'en fiche complètement, mais j'essaie de comprendre ce que ce débat peut avoir d'intéressant...).
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | Ce qui a rendu difficile la prise d'otages en question, c'est le fait que le lieu n'était pas clos, et qu'une trop forte contrainte ne serait pas passée. |
Logiquement, justement le lieu clos est la condition sine qua non de la prise d'otages. Par conséquent, la prise d'otages à laquelle tu voudrais te référer n'a pas été rendue difficile par l'absence de lieu clos, mais tout bonnement impossible. Pas de lieu clos, pas de prise d'otages. Raisonnement absurde.
Pourrais-tu définir la «trop forte contrainte» si abstraite à laquelle tu fais allusion ? J'aime bien le ton de connivence, comme si tout le monde comprenait la menace menaçante à laquelle nous avons échappé, cette «trop forte contrainte» qui me fait frissonner d'incompréhension. Tiens, ne serais-je pas en train d'expérimenter ce qu'on appelle communément un style pourri ?
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | La prise d'otage en question était "démocratique", du moins elle limitait sa contrainte et son influence pour éviter d'attirer les foudres des autres acteurs politiques. |
Je crois que les dispensateurs De la flamme des criques Ont trouvé atroce de regarder Dans les yeux acérés comme des piques D'Óláfr joyeux au combat. Les þroendir n'osaient point regarder Ses yeux aigus de serpent ; Le seigneur des hersir leur parut effroyable. Snorri Sturluson, La Saga de Saint Óláf, traduction de Régis Boyer. Y a pas à dire, j'adore les Sagas. 'Trouvez pas qu'y a un certain talent dans cet extrait ? Oui vous me direz, quel lien avec la citation ? Ben aucun justement.
Prise d'otage(s ?) "démocratique". Même avec les guillemets, je ne comprends pas. Ma «cécité confondance» (citation) je pense... En fait, en y réfléchissant, je crois bien que je ne comprends rien du tout à cette partie de ton message. A force de faire dans l'allusion, le vague et le flou, on finit par être aussi limpide que de la vase (désolée pour l'emprunt).
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | Parce que les preneurs d'otages peuvent très bien forcer les gens à sortir, en utilisant les otages comme boucliers par exemple... |
Ton projet, c'était une dissertation générale sur les prises d'otage, ou y a un lien bien caché avec le blocus de la fac ?
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | Et je pense que les preneurs d'otages ne laisseront pas rentrer quiconque dans le lieu... |
En gros, les preneurs d'otages (dont on ignore qui ils sont, rappelons-le, donc les preneurs d'otages "en général") ont un schéma à suivre selon tes pensées de ce qu'est la prise d'otages ? Tiens, on dirait que je n'ai encore rien compris. Décidément, ça va devenir un topos. Notons cependant le maintien du vague : «quiconque», «le lieu», qui, malgré l'emploi de l'article défini "le", n'est toujours pas explicité.
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | C'est donc plus la contrainte que la direction qui caractérise une prise d'otages. |
Sauf erreur de ma part, le «donc» marquerait un lien entre ce que tu expliquais avant et cette phrase. Une reprise, une conclusion, voire une déduction. Socrate est un homme. Les hommes sont mortels. DONC Socrate est mortel. Or, malgré toute ma bonne volonté, je n'arrive pas à voir en quoi ta phrase est une déduction de ce que tu as dit précédemment. Je suis contrariante, je sais. Mais ton «donc» laisserait supposer que le fait que la contrainte, plus que la direction, caractérise une prise d'otages est quelque chose que tu as démontré auparavant. Je crois avoir vraiment manqué la démonstration alors...
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | Mais il y aura toujours certaines choses qui échapperont à l'habitude. |
Et hélas, il y aura toujours certaines choses qui échapperont à l'entendement.
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | | Mais les seules réponses que l'on peut donner à mes affirmations sont "T'es lourd" ou "T'es dogmatique" simplement, peut-être, parce qu'on ne sais pas répondre convenablement à mes arguments car ils sont pertinents, malgré tout, et qu'un guilchérien aurait bien du mal à admettre que les anti-blocus ont quand même quelques arguments valables." |
Non, non, j'ai entendu des arguments valables de la part des anti-blocus, au moment où cette distinction avait une signification (au moment où il y avait un blocus donc). En revanche, peut-être ne peut-on donner que les seules réponses que tu cites à tes affirmations car tes successions de mots forment souvent des phrases complètement obscures, méprisantes, hautaines, et la plupart du temps incompréhensibles (peut-être cette succession de mots cherche-t-elle tout simplement à cacher l'absence d'une pensée authentique ?).
C'était un message de pure provocation. Merci de votre attention, de votre compréhension et de votre indulgence.
Edit: pas de provocation inutile et de discution stérile n'aboutissant uniquement à un débat stérile et fatiguant toi j't'adore continu!!!!!!
Edit d'un autre de mes "moi" (appelons-le Forðencan) : le modérateur a raison. _________________ Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morteuh, Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas moooorrrrrteuh...
Dernière édition par le Sam 22 Avr - 0:45, édité 2 fois |
|  | | Gwe Posteur débutant

Inscrit le : 21 Mar 2006 Messages : 26 Promo : L3 anglais
| Sujet: Re: blocus levé Sam 22 Avr - 0:28 | |
| Ah Naedre, ton magnétisme odylique phagocyte avec une telle vélocité les interventions patelines de certains recors que j'en reste baba... Et j'adore l'expression "les guilchériens". El guilchero unido jamàs serà vencido  _________________ Seule la lutte paie ! |
|  | | Mi Estas Absolute Unu Posteur débutant

Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 47
| Sujet: Re: blocus levé Sam 22 Avr - 18:20 | |
| Schéma de la discussion : Petite boutade de Appolodore. Je réponds sérieusement, ça devient de la masturbation intellectuelle. Et là... Quelle réponse ! Pour le ceci, je me demande si en réalité ça ne concerne pas la chose la plus proche, qu'elle soit située précedemment ou postérieurement. Je voulais effectivement rester vague pour élargir la définition. J'aurais pu supprimer certain et quelconque, mais ça me permet d'appuyer ce voeu. Oui, certains se sentaient enfermés dans l'extérieur de la fac car une zone de cette dernière n'était pas accessible, mais cette idée est bien relative. Ici, l'extérieur est grand, même immense. Mais lorsque l'on regarde un animal en cage, on peut se poser la question de savoir qui est dans la cage, qui est enfermé. Penser relativement. Je dois souligner quelque chose avant de continuer : je considère que appeler le blocus une "prise d'otage" n'est pas TOTALEMENT faux, je suis d'accord sur le fait qu'il y a des termes bien plus adéquats. Le lieu clos, pas d'accord. Imaginons une prise d'otage où les preneurs d'otages empêchent les gens de s'évader d'une île. Le lieu est-il clos naturellement ? Il le devient véritablement par l'action des preneurs d'otage. Une prison ouverte : prenons un lieu ouvert. Si des gens décident de le clore par leur action, il devient une prison ouverte. "Lieu où quelqu'un est ou se sent enfermé." Les preneurs d'otages doivent faire sentir aux otages qu'ils sont enfermés, alors qu'ils peuvent ne pas l'être physiquement. Le lieu clos par nature n'est pas nécessaire à une prise d'otage. Clore un lieu est nécessaire. Démocratique, dans le sens qu'elle semblait acceptable pour certains. "Et je pense que les preneurs d'otages ne laisseront pas rentrer quiconque dans le lieu..." Phrase plus légère que le reste; j'espère que les preneurs d'otage ne vont pas permettre à n'importe qui de rentrer dans leur lieu comme dans un moulin. Mon donc permet de résumer ce que je viens de dire, de le conclure. "Des phrases complètement obscures, méprisantes, hautaines, et la plupart du temps incompréhensibles." Bah les aut' y m'ont compris ce que je viendre de dire. Ou alors ils font semblant. N'est-ce pas méprisant de dire que mes phrases sont méprisantes ?  REVELATION : Vous savez pourquoi je fais en sorte que mes phrases soient courtes et qu'en même temps elles contiennent beaucoup d'informations et qu'ainsi elles puissent devenir incompréhensibles pour certainEs ? REPONSE : Parce que j'ai pas le temps de m'exprimer clairement, mais que j'en ai envie. Alors j'essaye. Et quand on me comprends pas, j'explique.
T'as fait une faute là. C'est "Et oui".
 _________________ Mouvement Étudiant Anti-Utilitariste : http://meau.blogsome.com/ CPE - Pour aller plus loin : http://infokiosques.net/spip.php?article=332 http://www.les-renseignements-genereux.org/textes.php?themeId=152 |
|  | | corinne Invité
| Sujet: Re: blocus levé Sam 22 Avr - 18:36 | |
| | Mi Estas Absolute Unu a écrit: |
T'as fait une faute là. C'est "Et oui".
 |
je voudrai pas en rajouter une couche mais je crois que dans sa phrase l'emploi de eh est conforme: c'est une interjection il aurait simplement fallu qu'elle rajoute un point d'exclamation eh oui!
pensée du jour: y'en a marre du biniou au centre ville! |
|  | | Naedre GCB

Inscrit le : 25 Fév 2006 Messages : 299 Promo : M1 anglais (:love:)
| Sujet: Re: blocus levé Sam 22 Avr - 19:22 | |
| | cococaoo a écrit: |
je voudrai pas en rajouter une couche mais je crois que dans sa phrase l'emploi de eh est conforme: c'est une interjection il aurait simplement fallu qu'elle rajoute un point d'exclamation eh oui! |
Je le prenais également comme une interjection. Mais il manque effectivement le point d'exclamation. (Cela dit, l'emploi de "eh oui !" pourrait aussi ne pas être correct sans que je le sache. Je fais un certain nombre -vague- de fautes, et je n'arrive pas toujours à trouver de réponses convenables dans divers dictionnaires. )
Sinon, MEAU, pour une fois j'ai compris entièrement un de tes messages. 
| Mi Estas Absolute Unu a écrit: | Pour le ceci, je me demande si en réalité ça ne concerne pas la chose la plus proche, qu'elle soit située précedemment ou postérieurement. |
Les deux en fait. (Hein ? Quoi ? Ma réponse ne veut rien dire ?) «Ceci indique une chose proche et cela une chose éloignée : Du cinéma ou du théâtre, ceci me plaît plus que cela.» Mais tu constateras que ce n'est pas en début de phrase.  D'autant qu'il y a une opposition entre la chose proche et la chose éloignée (comme s'il fallait les deux -une chose proche et une chose éloignée- pour la validité de la règle). Comment ça je pinaille encore ?
| MEAU a écrit: | | Je voulais effectivement rester vague pour élargir la définition. |
On est d'accord. L'idée était bien un élargissement du débat...
| MEAU a écrit: | | Oui, certains se sentaient enfermés dans l'extérieur de la fac car une zone de cette dernière n'était pas accessible, mais cette idée est bien relative. |
Par extension peut-être... En-fermer, "en" indiquant l'intérieur... Au sens strict, il n'est alors pas possible d'enfermer quelqu'un dehors. Par extension, on emploie tout de même le terme. J'aime tant rester dans le général...(J'aime tant débattre dans le vide aussi, ça ne coûte rien.)
| MEAU a écrit: | | Mais lorsque l'on regarde un animal en cage, on peut se poser la question de savoir qui est dans la cage, qui est enfermé. |
C'est-à-dire ? (Je perçois bien l'idée mais à force de ne pas vouloir développer, une fois encore, on en arrive à des messages incomplets...) Je trouve amusant le schéma suivant : -généralité («rester vague pour élargir le débat») -la fac («certains se sentaient enfermés dans l'extérieur de la fac...») -généralité («lorsqu'on regarde un animal en cage...») -la fac («appeler une blocus une "prise d'otage" n'est pas TOTALEMENT faux...»). Ce schéma qui passe d'une généralité à la fac, pour revenir à une généralité, puis à la fac etc., contribue certainement à l'impression de "flou" qui peut se dégager de ton message. J'explique. Tu partais du général. Tu arrives au particulier, à l'exemple : la fac. Jusque là, tout semble normal. On se dit qu'on a atteint l'exemple, qu'on va y rester et qu'éventuellement le général va revenir pour la conclusion. Mais non, le général revient comme un cheveu sur la soupe. Etant une petite chose fragile, ce schéma m'embrouille. 
| MEAU a écrit: | | Le lieu clos, pas d'accord. Imaginons une prise d'otage où les preneurs d'otages empêchent les gens de s'évader d'une île. Le lieu est-il clos naturellement ? Il le devient véritablement par l'action des preneurs d'otage. |
Oui...M'enfin tu sais, disserter sur la prise d'otages en général, ça ne m'intéresse pas du tout. Je cherche juste à comprendre en quoi le fait que des gens qui étaient à l'intérieur d'un bâtiment et qui empêchaient des gens de monter des escaliers pouvait être considéré comme une prise d'otages.
| MEAU a écrit: | | Si des gens décident de le clore par leur action, il devient une prison ouverte. |
Constat général ?
| MEAU a écrit: | REVELATION : Vous savez pourquoi je fais en sorte que mes phrases soient courtes et qu'en même temps elles contiennent beaucoup d'informations et qu'ainsi elles puissent devenir incompréhensibles pour certainEs ? REPONSE : Parce que j'ai pas le temps de m'exprimer clairement, mais que j'en ai envie. Alors j'essaye. Et quand on me comprends pas, j'explique. |
C'est pour ça que si je ne te comprends pas (ce qui est fréquent), je pose des questions msieur.  _________________ Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morteuh, Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas moooorrrrrteuh... |
|  | | |
| Page 5 sur 5 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |