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Le blocus

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Aelkim
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MessageSujet: Le blocus   Sam 25 Fév - 20:53

Voila, c'est un débat récurrent. Je vais mettre ce que j'en pense, les raisons du Blocus. Il y en a quelques unes

La première est que les étudiants qui font grève ne sont rien d'autre, en fait, que des étudiants qui ne vont pas en cours. Un étudiant n'a ainsi pas le droit de manifester son désaccord, sous peine de perdre son année, sans aucun résultat notable. En effet, si un salarié fait grève, il fait perdre à son patron sa production, alors qu'un étudiant qui fait grève est juste considéré comme absent par l'Etat. En quoi cela le menacerais-t-il et le ferait t-il reculer? En rien. Car alors, autant faire la grève à la japonaise: cela a autant d'impact, et permet au moins d'aller en cours et de réussir son année. Le blocus de la faculté permet alors de faire prendre conscience à l'Etat que nous sommes la, et d'avoir un moyen de pression - léger certe - contre lui. Sans blocus, les étudiants ne peuvent faire gréve, ne peuvent même pas exprimer leur désaccord et faire reculer cette loi.

Mais en plus, si il n'y a pas blocus, les étudiants concernés louperont leur année. Ainsi, si il y a grève sans blocus, ont dit aux étudiants voulant manifester, voulant se mobiliser, voulant contrer cette loi: "voila, tu va faire grève, tu va louper ton année, cela ne te servira à rien, car le projet ne sera pas retiré, car les autres voudront avoir leur année, et ne feront pas grève. Et quand bien mêmes ils feraient grève, l'Etat sans contrefoutrait car cela ne lui fait rien perdre. Le mouvement serait donc voué à l'echec"

Mais outre le fait de peser sur le gouvernement, et de faire que tous les étudiants, grévistes et non grévistes soient à égalité, cela permet aussi à certaines catégories d'étudiants d'avoir accès à leur moyen de vie: Les boursiers. Ainsi, si ils ne vont pas en cours car ils sont en grève, leur bourse saute, ce qui n'est pas le cas grâce au blocus.

Cela libére en outre du temps pour quiconque voudrait se mobiliser. N'ayant plus cours, il est possible d'aller aux manifestations, de se renseigner, d'aller renseigner beaucoup plus facilement. Ainsi les étudiants peuvent partir sur d'autre pôles expliquer ce qu'est la loi sur l'égalité des chances, sans pour autant être désavantagé.

Si le blocus en désavantages quelques uns, je peut le comprendre: tous ceux qui veulent pouvoir faire un concours. C'est aussi pour cette raison que nous laissons passer toutes les personnes devant avoir un concours, ou devant remplir des papiers. IPAG, CAPES, et autres... Nous ne faisons pas cela juste par plaisir d'empécher les gens d'aller en cours. Nous faisons cela pour pouvoir nous mobiliser et avoir un réel poid.

Qui plus est, pour ceux qui sont contre le blocus, nous sommes en faculté de lettre. La BU est ouverte à tous, comme le CRBC. Les profs ne sont pas indispensables: Pourquoi ne pas se renseigner sur les programmes, et aller à la BU afin de s'avancer, tandis que les autres se mobilisent? Cela permet de ne pas prendre de retard pour les grévistes, et de s'avancer dans le programme pour ceux qui ne font pas gréve.

Enfin, c'est une certitude, pour être allé à l'AG des professeurs, que ceux-ci noteront uniquement sur ce qui a été vu en cours. Ainsi, il n'est pas d'inquiétude à se faire quand à un "sous diplôme": Toutes les matiéres seront au partiel, mais uniquement ce qui a été vu en cours.

En ce qui concerne l'argument de la légalité du blocus, il est effectivement possible de répondre clairement: NON, le blocus n'est pas légal. Commes les occupations d'usines ne l'étaient pas. Dans aucun texte de loi il est écrit que les étudiants ont le droit d'empécher d'accéder à la Fac, celle-ci étant un lieu public. Mais ce moyen d'action est-il pour autant illégitime pour se faire entendre?

Voila, j'ai mis mon point de vue, qui, vous l'aurez remarqué, n'est guère objectif. j'aimerais avoir le point de vue d'un opposant au blocus, afin de savoir ce qu'il en pense...
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Pulpy
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:28

Aelkim a écrit:


En ce qui concerne l'argument de la légalité du blocus, il est effectivement possible de répondre clairement: NON, le blocus n'est pas légal. Dans aucun texte de loi il est écrit que les étudiants ont le droit d'empécher d'accéder à la Fac, celle-ci étant un lieu public. Mais ce moyen d'action est-il pour autant illégitime pour se faire entendre?


Oui, il est illégitime.
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:32

Pourrais tu argumenter?
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Pulpy
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:42

T'as argumenté toi même.

Un blocus d'un lieu public, c'est pas légal, rien que ça c'est suffisant...
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:43

Ne confond pas légal et légitime. Le blocus est illégal, certe. Mais cela ne suffit pas. Parceque d'un point de vue constitutionnel, et d'un point de vue internationnal, la loi qu'ils veulent nous faire passer n'est pas légale.

La légalité ne suffit pas à la légitimité.
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Thomas
Nouveau posteur



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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:48

Tout d'abord je me présente, je suis un copain d'Aelkim actuellement en études sur Paris, il m'a proposé de venir discuter sur ce forum vu que je n'ai pas tout à fait les mêmes idées que lui. J'espere que cela nous apportera à tous.

Je vais maintenant m'atteler à répondre à son long message:

Pour répondre à ton premier argument, sur la necessité du blocus face à l'absence de poids qu'aurait une grève étudiante sans blocus, le risque dans ce cas de perdre son année pour rien ou de perdre sa bourse, je préciserai juste une chose: un salarié perd son salaire pendant une grève, ce qui lui "coute" quelquechose, c'est pour cela que les grèves dures et longues sont très rare dans les entreprises: cela menace à la fois la paye des employés et la pérénité de l'entreprise. Dans le cas de la fac la grève que tu prones ne pénalise nullement les étudiants qui s'engagent, il n'y a aucun risque. Est-ce cela le droit de grève? Je n'en suis nullement convaincu, ta solution consiste à embeter les gens pour ne rien risquer toi, attitude responsable s'il en est qui revient à faire peser sur tous une décision illégale prise par une minorité.

Tu cherches donc à assurer tes arrières et effectivement, une fois soutenu par les professeurs qui tolèrent de se plier à vos demandes de ne pas interroger sur les parties du programme non vues (alors que c'est de votre seule reponsabilité si vous ne les avez pas étudiées ou que vous n'avez pas eu le temps de les travailler à coté) vous ne risquez rien et vous pouvez donc bloquer l'université aussi longtemps que vous le voulez...

Je dénonce ainsi largement cette attitude qui pourrait être taxée d'immature: je veux le beurre (faire reculer le gouvernement) et l'argent du beurre (ne rien risquer, avoir mon année, ma bourse, etc...) et pour cela, je nuis au plus grand nombre, saine attitude qui me rassure à vrai dire sur la cohérence de ceux qui deviendront plus tard les professeurs d'éducation civique de nos enfants.

Citation:
Cela libére en outre du temps pour quiconque voudrait se mobiliser. N'ayant plus cours, il est possible d'aller aux manifestations, de se renseigner, d'aller renseigner beaucoup plus facilement. Ainsi les étudiants peuvent partir sur d'autre pôles expliquer ce qu'est la loi sur l'égalité des chances, sans pour autant être désavantagé.


On rejoint ici ma critique précédente, tu refuses de payer les conséquences de ton investissement, si tu crois en ta cause, tu acceptes de prendre le risque de perdre ton année (comme un salarié accepte de perdre son salaire) sinon c'est que tu n'es pas convaincu de sa valeur car si réellement cette loi met en péril notre société, que représente la perte d'une année universitaire? De plus, la décision d'informer les autres peut se faire en dehors de tes heures de cours, comment crois-tu que des personnes qui travaillent font du militantisme politique? Sur leur temps personnel, leur temps familial, c'est un sacrifice, effectivement mais si tu es convaincu que ce que tu fais est utile cela ne posera aucun problème de passer ce temps là à faire quelque chose d'utile...

Citation:
Si le blocus en désavantages quelques uns, je peut le comprendre: tous ceux qui veulent pouvoir faire un concours. C'est aussi pour cette raison que nous laissons passer toutes les personnes devant avoir un concours, ou devant remplir des papiers. IPAG, CAPES, et autres... Nous ne faisons pas cela juste par plaisir d'empécher les gens d'aller en cours. Nous faisons cela pour pouvoir nous mobiliser et avoir un réel poid.


Tu nous expliques donc que ton attitude ne vise qu'à avoir du poids et donc à forcer le gouvernement à reculer, j'ai peur qu'il ne faille réexpliquer les fondements de la démocratie: dans une démocratie, des élus sont chargés de gouverner le pays, de voter des lois et de prendre des décisions durant leur mandat (arrete moi si je me trompe), tu peux montrer ton mécontentement (une manifestation suffit à montrer le nombre de personnes qui ont le même avis que toi et qui sont pretes à se mobiliser) mais cela doit s'arreter là, car sinon on entre dans le déni de démocratie, en cherchant par la force à contraindre un gouvernement à reculer et à changer ses positions tu cherches par la force à imposer ton point de vue, ta vision et tu ne vaut pas mieux qu'une personne qui chercherait à prendre le pouvoir par la force.

Face à un pouvoir élu, le seul pouvoir que possède les citoyens c'est de montrer leur mécontentement et la loi donne de multiples façons de le faire: grève, manifestation, pétition mais le blocus n'en fait pas partie car il est contre des libertés essentielles: de quel droit te considères-tu comme capable d'interdir à d'autres de se rendre en cours? de quelle autorité penses-tu être investi lorsque tu expliques qu'empecher les élèves d'assister à leurs cours est normal et ne leur porte pas préjudice?

Elle doit être bien grande pour bafouer les principes mêmes d'une vie en démocratie: celle ci nécessite, et c'est là la base de tout société construite sur des droits et de devoir, de suivre des règles communes car sinon, on ouvre la porte à tout et n'importe quoi: pourquoi aurais-tu toi le droit de bloquer une fac et un autre n'aurait pas le droit de forcer un maire à signer une décision une arme sur la tempe? Dans les deux cas il n'y a pas de dégradation de matériel, pas de violence, juste de l'intimidation surement "justifiée" par le caractère vital de la décision qu'il fallait obtenir.

Citation:
Qui plus est, pour ceux qui sont contre le blocus, nous sommes en faculté de lettre. La BU est ouverte à tous, comme le CRBC. Les profs ne sont pas indispensables: Pourquoi ne pas se renseigner sur les programmes, et aller à la BU afin de s'avancer, tandis que les autres se mobilisent? Cela permet de ne pas prendre de retard pour les grévistes, et de s'avancer dans le programme pour ceux qui ne font pas gréve.

Enfin, c'est une certitude, pour être allé à l'AG des professeurs, que ceux-ci noteront uniquement sur ce qui a été vu en cours. Ainsi, il n'est pas d'inquiétude à se faire quand à un "sous diplôme": Toutes les matiéres seront au partiel, mais uniquement ce qui a été vu en cours.


Bien, la BU est ouverte et? je crois que tu cherches à te dédouanner par cet argument, si réellement les cours ne servaient à rien (et c'est ce que tu nous explique lorsque tu réponds à ceux qui se plaignent du blocus qu'ils n'ont qu'à aller travailler le programme à la BU) cela ferait longtemps que les facs se résumeraient à des bibliothèques et les profs à des archivistes... En effet, le temps perdu ici et ce qui n'est pas vu ne sera pas rattrapé d'ici la fin de l'année, il ne faut pas se leurrer, et vous aurez, pour ceux qui rejoindront un jour ou l'autre des diplomes plus généraux comme le CAPES qui se jouent sur concours, des lacunes vis à vis de ceux qui auront eu un cursus complet. Non seulement vous mais tous ceux que vous aurez privé d'assister au cours (à moins évidemment que tu nous expliques que la qualité de l'apprentissage sur livres est identique à celui en cours mais j'ai peur que tu ne fasses pas l'unanimité chez les professeurs)...


Citation:
En ce qui concerne l'argument de la légalité du blocus, il est effectivement possible de répondre clairement: NON, le blocus n'est pas légal. Commes les occupations d'usines ne l'étaient pas. Dans aucun texte de loi il est écrit que les étudiants ont le droit d'empécher d'accéder à la Fac, celle-ci étant un lieu public. Mais ce moyen d'action est-il pour autant illégitime pour se faire entendre?


En effet, il est illégal et remet en cause les fondements d'un pacte républicain car une "minorité vociférante" se croit investie d'une "mission" qqui lui donnerait tous les droits d'outrepasser la loi pour faire entendre sa voix.

En démocratie, la voix s'exprime par son bulletin de vote et le désaccord par la manifestation, la grève et les pétitions, rien d'autre, refuser cela c'est refuser d'adhérer aux valeurs mêmes de notre société et ouvrir la boite de Pandore des méthodes de luttes illégales: après l'intimidation, viendra la violence après la violence...

Voila mon point de vue, peut-être pas spécialement objectif mais j'ai essayé de représenter les périls que peuvent faire peser sur une démocratie ces actions "illégales" qui remettent en cause le consensus général sur lequel repose toute démocratie: on ne peut nullement être d'accord en permanence avec les décisions du pouvoir, et si on considère que d'autres seraient mieux, on vote pour ceux-là aux prochaines élections, sinon on verse dans la dictature de ceux qui crieront le plus fort, qui oseront les actions les plus "efficaces" et la démocratie sera morte...
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Pulpy
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 21:51

Aelkim a écrit:

La légalité ne suffit pas à la légitimité.


Je dirai même que sans la légalité, il est même pas question de parler de quelconque légitimité...

Et pour le temps à accorder pour informer ou s'informer...c'est sûr qu'à la fac avec 20 h de cours/semaine c'est super dur de trouver du temps à côté...
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 22:11

Le fait est qu'un employé qui se met en grève peut faire pression sur son entreprise. Un étudiant qui se met en grève ne peut pas faire pression sur l'Etat. Le salarié a un moyen de pression, pas l'étudiant.

Une grève dure à la fac menance les étudiants, mais pas le gouvernement. Dans une entreprise il ya dualité des pouvoirs, pas à la fac.

Les professeurs ne font pas que "tolérer". Ils soutiennent dans leur immense majorité. Et on risque dans tous les cas. On risque le fait que les parents, qui sont souvent les pourvoyeurs de fond, supprime les fonds, car pensant que cela ne sert à rien. Il y a toujours un risque, c'est pour le réduire de manière global que le blocus à lieu.

Est-ce nous qui voulons le beurre (faire reculer le gouvernement) et l'argent du beurre (ne rien risquer, avoir mon année...), ou plutôt ceux qui sont contre le CPE et veulent aller en cours... Ne rien faire contre le CPE, mais le faire reculer quand même grâce au travail des autres...

mmhh... Education civique? tu parle de ce qui est considéré comme une matiére annexe par le gouvernement? De ce qui est à peine 1/2 heure par semaine au programme... Ben si il y avait plus d'éducation civique, on n'en seraient peut-être pas la...

Je paierais les conséquences de mon investissement dans tous les cas. Mais il y a possibilité que ceux qui ne s'investissent pas prennent de l'avance, et que ceux qui s'investissent ne prenne pas de retard...

Et je suis prêt à perdre une année universitaire... Mais ceux qui le sont sont plutôt rare. Le blocus sert à ce que les indécis ce décident aussi

Pour l'information des autres: Avant hier j'était à quimper toute la journée sur l'IUT de quimper et sur la Fac. Et je travaille contre cette loi le week end et sur mon temps familial. CEla fait plus d'un mois que je n'ai pas vu ma famille et n'ai fait aucune activité extra militante. Mais rares sont ceux qui le font.

Certe, dans une démocratie... mais si une loi est illégale ou illégitime, que faire? Le fait que pétain soit passé président était tout à fait légale... Le éléctions suivante ont eu lieu 5 ans plus tard... Si on ne se bat pas sur l'instant, il est trop tard après.
Pour faire reculer le gouvernement, en France, c'est triste, mais il faut souvent passer par le combat. Si il suffisait de se balader avec un brassard au bras, crois moi, je le ferais... Mais cela ne suffit pas. Le gouvernement n'a discuté avec personne pour faire passer cette loi. Il n'a demandé à personne, même pas au parlement.

Je n'ai pas dit que empécher quelqu'un d'assister à son cours était normal. Nous sommes dans des circonstances exceptionnelle. Il se trouve que le blocus limite la casse pour tout le monde, en créant un moyen de pression contre le gouvernement.

Quand à la légitimité: Lutter contre une lois bafouant les principes mêmes des droits de l'enfance: le droit à ne pas travailler, le droit à l'éducation. Une lois donnant un pouvoir immense aux employeurs. Une loi discriminant. Une loi illégale d'un point de vue international.

Quand à l'intimidation, voir le coup de gueule sur bouthillon

je ne cherche pas à me dédouanner. J'énnonce un fait. La BU est ouverte, c'est tout. Et je dit ce que l'on peut faire grâce à l'ouverture de la BU.

Il est plus facile et efficace d'apprendre avec un professeur, mais il est possible de lire des livres en attendant d'avoir les cours. De lire les intermimnables bibliographie donnée en début d'année.

Quand à ceux qui ont les concours, ont les laisse passer. Les CAPES en font parties. Les cours ont lieu normalement

La majorité? depuis quand la majorité est pour le CPE? a-t-elle été consulté pour quelque chose la concernant directement? je ne crois pas.

Donc, il ne faut pas protester selon toi... Ah si, par une pétition dont le gouvernement ne tiendra jamais compte, la manifestation : 1 millions de personnes dans les rues pour la réforme des retraites, et jamais le gouverment ne l'a retiré. Ou alors une grève, qui comme expliqué, ne servirait à rien?

Ils sont beaux les moyens de luttes.

De plus, il y a eu réaction a des élections: Les régionales... Ont a appelé cela, je crois "la vague rose". Et le gouvernement n'a pas réagi. Ce n'est pas la dictature du plus fort. C'est l'expression d'un mécontentement partagé. Parceque crois moi, je ne vais pas me contenter de cela. Je voterait contre ce gouvernement aux prochaines elections... mais en attendnat la loi sera passé.
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Le blocus   Sam 25 Fév - 22:18

Quand à la légalité: Il est question de parler de légitimité sans légalité. Il y a des choses illégitimes et pourtant légales. Ainsi les dictateurs sont légaux et pourtants illégitimes.

Mais il y a aussi des choses légitimes et pourtants illégales. Plus rares, certe, mais elles existent...

Légalité et légitimité sont deux choses COMPLETEMENT DIFFERENTES.

LÉGALITÉ n. f. XIVe siècle. Dérivé de légal ou emprunté du latin médiéval legalitas, qui désigne l'ensemble des droits attachés à une propriété, à une fonction.
Caractère de ce qui est légal, de ce qui est établi par la loi ou conforme aux prescriptions des lois. Respecter la légalité des formes. Vérifier la légalité d'une décision. Contester la légalité d'une procédure. Par ext. Le cadre fixé par les lois. La légalité républicaine. Sortir de la légalité.

(1)LÉGITIMITÉ n. f. XVIIe siècle. Dérivé de légitime.
Caractère de ce qui est fondé en droit ou de ce qui est conforme à l'équité, à la raison, aux règles établies, à la tradition. La légitimité d'une demande, d'une action. Contester la légitimité d'un mariage. La légitimité d'une pratique, d'un usage. En parlant d'une personne. Il a perdu toute légitimité, son pouvoir, son autorité, son prestige ne sont plus reconnus. Spécialt. Droit des princes considérés comme légitimes. S'est dit particulièrement en France, à partir du congrès de Vienne (1815), du droit des princes aînés des monarchies européennes. Les défenseurs, les partisans de la légitimité. Se dit aussi des actions d'éclat, des services rendus ou de l'adhésion populaire dont peut se réclamer un chef d'État et qui fondent son autorité. Avoir été le libérateur du territoire lui conférait une légitimité historique.

Ainsi, comme tu peux le voir dans ces deux définitions, légalités et légitimités n'ont rien à voir. la légitimité est du ressors plus de la morale. La légalité du ressors du droit.

Un exemple simple

Une loi qui autoriserait le travail des enfants à partir de 14 ans serait-elle légitime? Non, et elle serait pourtant légale
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Naedre
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MessageSujet: des mots, des mots...définitions...   Sam 25 Fév - 23:07

Pulpy a écrit:

Je dirai même que sans la légalité, il est même pas question de parler de quelconque légitimité...

Bon, je vais en rajouter une couche sur ce qu'a dit Aelkim du coup. Je crois qu'il faut vraiment être rigoureux dans les mots qu'on emploie. La légalité est de l'ordre de la loi. Le Larousse donne une définition de la légitimité qui est à peu près équivalente à celle de la légalité mais également une définition qui fait de la légitimité un problème de droit (moral). Et c'est cette dernière définition qui est majoritairement employée dans le vocabulaire courant.
Les exemples ne manquent pas de décisions légales qui ne sont pas légitimes : le code noir sous Louis XIV (ok, ça date) qui établit un statut de l'esclavage alors même qu'aujourd'hui personne ne remet en cause le fait que l'esclavage n'est pas légitime, plus récemment, par exemple, le régime Khmer qui a bien élaboré un programme pour éliminer les restes de l'ancien régime etc.
Légal et légitime sont définitivement deux choses complètement différentes.


Il n'a jamais été dit que le blocage était légal. Je ne pense pas que l'illégalité d'un tel procédé soit remise en cause.
On a souligné à de nombreuses reprises le fait que le blocage permettait aux étudiants boursiers sur critères sociaux de se mobiliser sans risquer de perdre leurs bourses. A ceux qui répondent que c'est vouloir le beurre et l'argent du beurre, j'aimerais faire remarquer que le principe même de la bourse est de permettre à des étudiants de milieu modeste, voire défavorisé de faire des études au même titre qu'une personne plus aisée. Je veux dire par là qu'un étudiant boursier qui perd sa bourse pour s'être mobilisé court le risque de ne plus pouvoir faire d'études du tout par manque de moyens. De quelle(s) solution(s) dispose-t-il ensuite s'il n'a plus de bourses et doit renoncer aux études ? (Je suis convaincue que de nombreux étudiants boursiers ne pourraient pas faire d'études sans leurs bourses...)

Ensuite, il serait temps aussi d'insiter lourdement sur le fait que non, ceux qui participent au blocage ne sont pas des fumistes qui voient en le blocage l'occasion de ne pas aller en cours (je ne dis pas, il y a certainement des gens qui votent pour le blocus à cette fin, mais là je parle des gens qu'on a effectivement vus sur place au blocage) : je ne demande qu'à retourner en cours le plus vite possible, j'aime mes cours, et ça me pèse de les manquer. MAIS je considère que la lutte dans laquelle je me suis engagée est plus importante que 30h de cours (ah bah oui, je suis en double licence, c'est 30h de cours par semaine de blocage que je perds moi mais je ne râle pas pour ça, car je vote pour le blocage et j'y participe. Et d'ailleurs, ça ne m'empêche absolument pas de bosser sur mes cours -car je reconnais que je ne bloque pas toute la journée mais seulement quelques heures-).

Par contre, pour reprendre le message de Thomas, je me suis également posé la question. Si je prends l'exemple d'un personnel de la fonction publique qui fait grève, on lui retire 1/30ème de son salaire par jour de grève (autrement dit, vaut mieux pas faire grève en février...:|). Un étudiant qui fait grève se pénalise en n'allant pas en cours et en risquant de rater son année. Maintenant, avec le blocage, et en plus le fait que les examens ne portent pas sur ce qui n'a pas été vu, au final on ne perd rien.
MAIS...les étudiants qui sont contre le blocage arguent souvent du fait que les étudiants pour le blocus ne se préoccupent pas de leurs droits d'aller en cours. Ainsi, si les examens ne portent pas sur ce qui n'a pas été vu en cours, les étudiants opposés au blocage ne sont pas pénalisés, le blocus n'a donc causé de tort à personne.
(D'un point de vue plus personnel aussi, pour avoir assisté aux AG, je trouve que les arguments des gens contre le blocage tournaient majoritairement au "moi, je" : "moi je veux aller en cours, de quel droit m'en empêcher ?" alors que les personnes en faveur pensent surtout à un mouvement et l'avantage du plus grand nombre -ce jugement n'engage que moi-).

On l'a très bien vu : le nombre de personnes aux AG n'a augmenté qu'à partir du moment où il y a eu blocage (et ce n'est pas forcément des gens opposés au blocage qui sont venus grossir ces AG) parce que tant qu'il y avait des cours, il y avait cette menace d'absentéisme qui planait. Certes, on s'engage jusqu'au bout, je renvoie de nouveau à l'argument des boursiers.

Des gens contre le blocage, des gens pour le CPE ont pris la parole en AG, ils n'ont jamais été lynchés, ni même hués. On l'a dit et répété depuis le début : chacun est libre de voter contre. Seulement, la majorité a voté en faveur du blocage pour l'instant. L'argument "ils ont peur" n'est pour moi pas recevable maintenant que tout le monde peut savoir que des gens contre se sont exprimés sans être embêtés le moins du monde.

Bien sûr le blocage est un coup de force.

Je ne suis pas d'accord à ta comparaison sur le fait de menacer quelqu'un avec une arme Thomas (qu'il soit maire ou pas ^^). Parce que pour moi, tout salarié qui fait grève entre dans un rapport de force. J'explique : dans une usine, un groupe de salariés qui fait grève bloque la production, des profs qui font grève bloquent l'enseignement et ainsi de suite. Chaque salarié qui fait grève bloque quelque chose. En revanche, et Aelkim l'a dit, un étudiant qui fait grève ne représente absolument rien, tout juste un absent sur une liste.
(D'ailleurs, de nouveau d'un point de vue personnel, pour moi la grève ne concerne que les salariés qui perdent un salaire. Les étudiants manifestent)
Par conséquent, seul le blocage à mon sens participe de ce rapport de force qui est institué dans tout mouvement contestataire.

Sinon, rien à voir (enfin un peu quand même), j'entendais à la radio une étudiante de Rennes qui parlait de "blocage" plutôt que de blocus. Et je la rejoins dans la mesure où un blocus vise à empêcher un endroit de communiquer avec l'extérieur et de se ravitailler. Le blocage bloque (Rolling Eyes), ce qu'on fait. Point de vue personnel encore une fois.
_________________
Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morteuh,
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Pulpy
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MessageSujet: Re: Le blocus   Dim 26 Fév - 0:11

Pourquoi tu parles de décisions légales qui ne sont pas légitimes ?

Avec le blocus on parle justement de décision illégale (et j'ai jamais dit que de la légalité découlait forcément la légitimité, j'ai dis que sans légalité y'a pas de légitimité possible tout court)

Qui entre dans l'illégalité rompt le contrat social, contrat qu'il accepte en jouant le jeu des institutions, du vote ... Si le contrat social en place ne convient pas (plus) à quelqu'un, il faut qu'il pense une révolution... (j'extrapole volontairement).
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Thomas
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MessageSujet: Re: Le blocus   Dim 26 Fév - 2:02

Pour reprendre votre idée du rapport de force je crois qu'il y a deux choses très différentes: il y a la grève contre un employeur, pour l'application de décisions qui sont internes à l'entreprise (conditions de travail, licenciements, etc...) et la grève "contre le gouvernement".

Si la première est totalement justifiée et peut même être valable dans le cas de fonctionnaires qui s'en prennent à l'état pour leurs conditions de travail, la seconde est à mon sens contraire aux valeurs de la démocratie car d'un rapport de force légitime pour des conditions personnelles, tu fais de la grève une arme politique, ce qui n'est nullement son role.

Tu me resors alors évidemment l'exemple de Pétain, je pourrais réenchainer sur Hitler qui est lui aussi arrivé au pouvoir démocratiquement mais est-ce réellement la même chose? Peut-on dire aujourd'hui que les valeurs de notre société comme l'égalité, le respect de l'autre et tout ce qui fait le fondement de notre société est en danger... Non je ne le crois pas. Dans le cas même où ce serait le cas, ce ne sont pas des bloquages de fac qui feraient reculer un gouvernement qui se serait engagé sur le chemin de la haine et de la discrimination et vous le savez tout à fait.

Aujourd'hui la démocratie n'est pas en danger. Aujourd'hui notre pays n'a pas besoin d'une révolution pour chasser le pouvoir qui mettrait en péril nos valeurs. Aujourd'hui une grève à vocation politique n'a pas de sens.

Elle n'a pas de sens car elle dénature ce qu'est le droit de grève, comme je l'ai dit plus haut la grève est liée au monde du travail et je trouve absurde d'employer ce terme pour caracteriser un mouvement mené par des personnes qui bénéficient d'une formation fournie par l'Etat (car même les noms boursiers bénéficient de l'aide de l'Etat, ce qui est normal, je ne remets nullement cela en doute) nous ne sommes pas dans la même dimension ni dans les mêmes objectifs. Nous ne sommes pas dans la recherches d'avancées sociales à la recherche d'un évenement politique.

Votre bloquage n'est donc effectivement pas une grève mais dans ce cas, qu'est-ce donc? Une troupe de personnes qui ont décidé de leur propre chef de priver une majorité d'accès aux cours? Un groupe qui a considéré que son but justifiait l'usage de moyens illégaux? Comment juger de la légitimité de tels actes car c'est le débat qui a suivi le premier post d'Aelkim?

Je ne sais pas, c'est là qu'intervient pour chacun sa reflexion en conscience et nous ne pouvons nullement intervenir là dessus, je considère vos actions comme illégitimes et soutient le fond (la forme moins) de la lettre de votre prof envoyé au Télégramme, vous considérez que le bloquage est légitime, ce ne sera pas une discution qui changera cela.

Je tiens simplement à attirer votre attention sur les dangereuses dérives de vos actes, tu dis ne pas accepter ma comparaison mais tu reconnais que tout mouvement contestataire se traduit par un rapport de force mais lorsque les actions classiques que vous faites actuellement ne fonctionnent pas parceque le gouvernement décide de mépriser vos signes de mécontentement car il considère que vous n'avez pas de mot à dire dans ce domaine (nous ne rentrerons pas dans un débat stérile à ce propos Smile), que ferez vous? A vous entendre vous ne vous arreterez que lorsque cela fonctionnera, que le gouvernement cedera... J'ai peur. Peur de ces paroles. Peur de ce qu'elles impliquent. Réalisez vous seulement ce que cela veut dire...

Cela signifie que vous avez raison et que le gouvernement élu a tort. Que parceque vous avez raison, la loi ne s'applique plus à vous, ce que vous ferez sera légitime et la légalité n'a plus à intervenir. En quoi ce raisonnement ne poussera pas à la violence? En quoi ce raisonnement ne poussera pas notre démocratie à la ruine? Comment comptez vous ensuite pouvoir prendre une place active dans le jeu politique en ayant méprisé aussi ouvertement les décisions de ce qui avaient été élus? (Pour répondre à Aelkim, il est ridicule de dire que le gouvernement n'a pas demandé au parlement, la loi est passée, au 49-3 peut-être mais à partir du moment où le gouvernement considérait cette loi comme importante, il ne pouvait tolérer de la voir perdre 2 mois à discuter tous les amendements absurdes posés par l'opposition dans le seul but de ralentir la manoeuvre...)

Vous jugez aujourd'hui votre cause au dessus des lois, comme (je reprends votre exemple vu que vous l'avez lancé) Pétain a considéré qu'il vallait mieux conserver un gouvernement français en France quitte à céder sur nos valeurs, il a jugé que sa cause était au dessus des principes fondamentaux de notre pays comme vous le faites aujourd'hui et c'est en ce sens que votre raisonnement est digne des régimes totalitaires comme le fait remarquer votre prof. Certes les actions ne sont pas aujourd'hui comparables avec celles menées par des régimes totalitaires mais c'est en considérant sa cause au dessus des lois que l'on en vient à de telles extrémitées...

Pour moi il n'y a qu'une chose qui doive être protégée par les citoyens en France: la constitution. Toute loi conforme à cette constitution (et donc validée par le conseil constitutionnel qui remplit tout à fait son role) est du même coup légitime car elle est en accord avec le socle du pacte républicain (refuser la constitution revient à refuser notre République, je ne dis pas qu'il faut la considérer comme intangible et parfaite mais que tout français qui souhaite s'investir doit l'accepter telle qu'elle est car c'est le compromis sur lequel est basée toute notre démocratie), elle peut être jugée comme mauvaise ou inadaptée mais ce problème ne doit pas être combattu par un mouvement citoyen mais par le vote lors des élections adéquates (heureusement que les gouvernements n'arretent pas de travailler lorsqu'un vote de mi-mandat leur est défavorable ce serait l'immobilisme assuré).

En effet si une loi est compatible avec la constitution alors elle ne relève que d'une vision de la France cohérente avec ses valeurs et son socle et a donc toute légitimité. Votre mécontentement est tout aussi légitime car vous n'avez sans doute pas la même vision pour notre pays mais vos méthodes ne le sont pas, chercher à faire reculer un gouvernement élu est un acte contraire à la démocratie, cela revient à nier le vote des électeurs et à bafouer la valeur d'une élection.

On ne fait pas reculer un gouvernement par la force, on le change à la première occasion si on arrive à ammener une majorité à préferer notre vision à la sienne mais vouloir établir un rapport de force contre un gouvernement en tant que gouvernement (attention, je ne parle pas là des grèves de fonctionnaires qui établissent un rapport de force avec le gouvernement en tant qu'employenur) est anti-démocratique.

Quelle valeur accorder alors à des élections? Est-ce simplement choisir quel visage on veut voir à la télé en sachant qu'il suivra la rue qui crie le plus fort (surtout que comme l'ont montré les élections législatives à la suite de Mai 68, ce n'est pas parcequ'une partie de la France gueule fort qu'il y a une majorité de français dedanss...)? Non ce n'est pas ça la démocratie, un gouvernement élu a un "mandat" pour faire des choix, un choix provoquera toujours des mécontents et heureusement qu'un gouvernement fait des mécontents car il est impossible de prendre des décisions qui conviennent toujours à tous.

Je rappelle ici la définition d'un mandat (d'après le grand nnaire terminologique (http://www.granddictionnaire.com)):
Charge, fonction donnée par le mandant au mandataire, afin qu'elle soit effectuée ou remplie en son nom.
On a donc que l'élection d'une personne lui donne pouvoir d'effectuer au nom des électeurs toutes les taches nécessaires au fonctionnement de ce pour quoi il a été élu. En France, je l'ai déjà dit, le cadre est fixé par la constitution, elle même garantie par le conseil constitutionnel. Toute loi qui rentre dans ce cadre est correcte et ne doit nullement être combattue par la force (car un rapport de force implique une idée de force même si elle ne s'exprime pas, heureusement, par la violence), elle peut être abrogée lors de la législature suivante, rien d'autre.

A moins, évidemment que vous consideriez aujourd'hui que la Constitution de l'Etat Français est illégitime, votre mouvement est contraire à ces principes, et donc, quoi que vous en pensiez, illégitime.

PS: Merci d'avoir lu jusqu'au bout, je sais pas si je tiendrais des pavés aussi long pendant la semaine, je bosse moi :p
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Le blocus   Dim 26 Fév - 11:00

A pulpy: Je te le répéte. Sans légalité, il peut y avoir légitimité. Les résistants de la seconde guerre mondiale, le général de Gaulle étaient illégaux, mais pourtants légitimes. A partir du moment ou l'on se place dans un contexte de lutte, l'illégalité est très vite franchi. Mais la légitimité beaucoup moins vite.

donc, je le répéte ILLEGALITE et LEGITIMITE n'ont rien à voir entre eux.

Tout ce qui était légitime était illégale avant d'être légalisé. La grève était illégale avant d'être légalisé. Ce n'est pas pour cela qu'il n'y a pas eu de grève. Elles étaient légitime pour se défendre.

Et je me défend, non contre le contrat social en place, mais contre une loi du gouvernement. je ne suis absolument pas dans l'optique d'une révolution. Sinon en 1936 ils voulaient une révolution. En 1994 ils voulaient une révolution. les lycéens de 2003 voulaient une révolution.


A Thomas

Tu dis que ce sont deux choses très différentes, mais la ou les employés peuvent faire pression sur leur employeur par le biais de leur patron, nous ne le pouvons pas quand à nous.

La grève est une arme politique. Sinon tu ne connais pas assez l'Histoire. 1936 est un exemple. En faisant grève, il y a eu obtention des congés payé. 1968 est un autre exemple. La grève est une arme politique, un moyen de pression, contre n'importe qui. Sinon les dictateurs ne briseraient pas les grèves par la force.

En fait, non, on ne le sait pas que le blocage de la fac ne fera pas reculer un gouvernement... Sinon on ne le ferait pas.

Et je te le redit: je ne fait pas une révolution, mais bien une grève à vocation politique. Je ne peut que t'engager à prendre un livre d'Histoire si tu doute de la fonction politique d'une grève. Uen grève politique a toujours un sens.

La grève n'est pas que lié au monde du travail...
Nous ne sommes pas à la recherche d'avancée sociale, nous sommes en train d'essayer d'éviter que les avancées sociales... reculent.

Notre blocage EST une grève, je te le dit, le redit, et le reredit, dans le sens ou la grève est un moyen de pression, un moyen de protestation. Sans moyen de pression il n'y a pas de grève possible. A chaque mouvement social, nous rentrons de plein pied dans l'illégalité. Ce n'est pas nouveau, et ce n'est pas fini. Ce n'est pas toi qui changera cela...
Et ce pour la simple et bonne raison, que si nous avons de possibilités de protestation, l'Etat n'a pas autorisé tous les moyens de protestation (il y en a tellement, dès que je cautionne, d'autres non, qu'il n'a pas pu tous les légaliser). Mais avant que quelque chose soit légal, il est illégal, et il est pourtant fait.
Si nous ne devions faire que des choses légales, alors la loi n'aurait pas changé depuis qu'elle existes, c'est à dire l'époque babylonienne. Mais des choses illégale ont été réalisé, changeant par la même la loi.

Dernière chose, ne te projette pas dans l'avenir. Personne ne sait ce qui ce passera. Mais nous ne sommes pas de dangereux trublions en quète d'une révolution. Modère tres propos s'il te plait... Et ne prend pas part pour bouthillon qui nous dit que nous sommes une minorité vociférante d'ultra gauche. Tu sais trés bien que ce n'est pas vrai. La minorité d'ultra gauche est la, elle existe, mais ce n'est pas le fond du mouvement, car sinon le blocus de la fac existerait depuis bien plus longtemps.

On ne peut présager de l'avenir, a moins d'être madame Irma.

la loi s'applique à nous. Il y a des degrés dans l'illégalité. Ne dit pas "parceque vous bloquez une fac, vous êtes prêt à tuer père et mére, à faire la révolution, a vous baigner dans le sang de nouveau né égorgé à la pleine lune". Ou alors rend toi compte de l'ineptie d'un tel raisonnement... Il n'y a aucun danger de révolution, si c'est de cela que tu a peur.

Quand à est-ce qu'il est juste ou non de combattre la loi contre l'égalité des chances, elle rentre dans un autre débat...

Mais si personne n'avait osé faire d'acte illégaux, nous ne serions pas bien loin... En fait nous serions resté 4000 ans en arrière, à l'époque babylonienne. Personne ne faisant d'acte illégaux, tout marche, pas la peine d'évoluer...

Alors un peu de mesure je t'en prit. Nous ne sommes pas prêt à TOUT faire, à tuer, violer, piller égorger... Et c'est pourtant de cela dont tu as peur, en disant que l'on serait prêt à pousser le raisonnement.

La constitution n'est pas sacré. Elle a été changé énormément de fois, et peut être amendée. La considérer comme eternelle et inébranlable revient à considérer que l'on a atteint un point de perfection, et qu'il ne faut plus rien changer. Si refuser la constitution revient à refuser la république, alors De Gaulle, en refusant la constitution de la 4ième république, refusait la république. La république est au dessus de la constitution, et ne lui est pas inféodé, elle transcende la constitution. Ne dit pas que toute personne refusant la constitution refuse la république, et par la la démocratie. Ou alors va dire au gouvernement de jetter en prison toute personne qui se met en grève pour des raisons politique... Je suppose que tu vois ou va l'extréme de ce raisonnement? Si la grève n'est pas politique, alors toute personne faisant la grève pour des raisons politique doit être jugé, et punis. On appelle ça des prisonniers pour raison politique, ou des dissidents dans d'autres pays. En france on appelle pas ça, car ce n'est, heureusement, pas le cas tant qu'il n'y a pas de violence de créée.

Donc, si tu réfute la légitimité d'un mouvement citoyen, tu réfute toutes les avancées sociales qui ont pu avoir lieu depuis le début, car toutes illégales. Bien, ça fait plaisir à voir...

Quand à chercher à faire reculer un gouvernement par un acte contraire à la diplomatie... Ben tout le monde est libre de venir en AG pour voter contre. L'argument des pressions ne tient pas, étant donné que il est su maintenant que tout le monde peut s'exprimer sans problème, et voter sans problème.

De plus, nous étions 800 à voter pour la reconduction de la grève. 20% de la faculté dans un amphi votent pour la reconduction et le blocage. En quoi ces 20% sont moins légitime que les 5 % qui ont voté pour les élection universitaires, et qui sont représenté au conseil de fac, qui est l'instrument légal?

Alors SI, on fait reculer le gouvernement par la force. Une fois cet ordinateur éteint, tu me prend un livre d'Histoire et tu relis tes classiques... Si c'est anti démocratique, alors notre république est fondé sur des valeurs anti démocratique... Etant donné que De Gaulle, pour la constitution de sa 5ième république, a fait reculé le gouvernement de la 4ième par la menace de la force, avec les para de massu qui pouvaient intervenir à tout moment... Coup de force il y a a chaque fois que l'on veut un changement. Ce n'est pas anti démocratique dans le sens ou la démocratie moderne est basé sur un coup de force contre les monarchies anciennes.

Un gouvernement élu... bah, Villepin, qui préside le gouvernement, n'a jamais été élu ou que ce soit à ce que je sais...

Et il y a eu, je le répéte, un avertissement de la part des français lors des éléections, ou seul l'alsace lorraine n'est pas passé au camps socialiste. le gouvernement n'a en rien infléchi sa politique... Qu'il ne s'étonne pas des conséquences.

Le gouvernement élu a un mandat... est-ce que, dans les conditions ou il a été élu, le gouvernement est légitime aux yeux d'une grande partie des français? Non.

Les socialistes, au second tour, n'ont pas voté pour, ils ont voté contre. Ils n'ont confié aucun mandant de gré.

Toute loi rentrant dans un cadre constitutionnel n'est pas forcément correct. Obliger les français à manger des cuisses de grenouille tout les vendredi est parfaitement constitutionnel. Mais sera combattu.

Et je rajouterais que d'un point de vue constitutionnel et international, cette loi est illégale. Mais cela rentre dans le cadre d'un autre débat.

(PS: Et oui, c'est à nous d'être en vacances maintenant... chacun son tour Razz )
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MessageSujet: Re: Le blocus   Dim 26 Fév - 15:40

Pulpy a écrit:
Pourquoi tu parles de décisions légales qui ne sont pas légitimes ?

Tout simplement parce que tu avais écrit ça :

Je dirai même que sans la légalité, il est même pas question de parler de quelconque légitimité...
Donc tu disais clairement que pour être légitime il fallait être dans la légalité. Les réponses qu'on a pu faire en parlant de décisions légales qui ne sont pas légitimes étaient une sorte de "démonstration par l'absurde" montrant que la légalité n'entraîne pas forcément la légitimité et également que la légitimité peut se passer de la légalité.

Thomas, je pense que le problème est clairement qu'on n'a pas la même idée d'une grève. ^^
En ce qui me concerne, en tant qu'étudiante, la grève est une arme politique, évidemment. Une fois encore, au sens strict, une grève ne peut concerner que les salariés qui protestent contre leur employeur.
Sauf que, dans ce cas, seuls les étudiants salariés pourraient faire grève, et en plus même pas pour protester contre la loi pour l'égalité des chances ou pour la non reconduction des postes. Ce qui apparait pour moi clairement dans ton message c'est que les étudiants n'ont pas le droit à la grève. On en revient alors toujours au même point : les grèves peuvent être efficaces parce qu'elles sont un moyen de pression. On a très bien vu, en revanche, à quel point les manifestations publiques n'obtenaient pas gain de cause (ah bah si, quand des routiers bloquent la France, quand les agents de transports cessent le travail et tout, ça fait un moyen de pression -car on parle toujours de moyen de pression, il n'est même pas question de se voiler la face à ce sujet- mais 8 000 étudiants qui descendent dans les rues de Brest pendant 3h...bah...ça n'a pas vraiment l'air d'intéresser qui que ce soit. Alors que des étudiants qui bloquent une fac, qui bloquent une sous-préfecture etc., bizarrement, on en parle un peu plus, et ça instaure un moyen de pression).

Thomas a écrit:
Aujourd'hui la démocratie n'est pas en danger.

Au sens strict, encore une fois, dans démocratie, il y a peuple. Par conséquent, les représentants de la démocratie (parce que ce sont des représentants élus pas des personnes auto-proclamées) sont censés écouter le peuple. S'ils ne l'écoutent pas quand il est dans la rue, c'est bien qu'il ne dérange pas parce qu'il ne menace aucune production (il ne menace rien d'ailleurs car il n'est pas question de faire une révolution).
Citation:
Aujourd'hui une grève à vocation politique n'a pas de sens.

Cf plus haut, on n'a visiblement pas la même conception d'une grève étudiante (une fois encore, je précise étudiante, car je ne remets pas en cause le fait qu'une grève de salariés s'effectue contre l'employeur). Nous luttons contre des décisions gouvernementales, cette "grève" a forcément une vocation politique.
Thomas a écrit:
comme je l'ai dit plus haut la grève est liée au monde du travail

J'ai dit la même chose plus haut aussi. Seulement, le mot grève s'est étendu ensuite puisqu'il n'y a pas de mot équivalent pour les contestations lycéennes ou étudiantes (et c'est long à dire à force ^^).
Thomas a écrit:
je trouve absurde d'employer ce terme pour caracteriser un mouvement mené par des personnes qui bénéficient d'une formation fournie par l'Etat.

Voilà une fois encore un exemple de phrase qui me gêne dans ton message. Parce que là, je vais me permettre une analogie : ma formation est assurée par l'Etat (doublement parce que je suis boursière en plus). Cela doit-il pour autant signifier que je ne dois pas protester contre des lois qu'il promulgue ? Après tout, le salarié bénéficie d'un travail qui lui est fourni par son employeur. Et tu ne remets pas en cause le droit de grève accordé à ce salarié. Alors pourquoi remettre en cause la seule manière dont les étudiants peuvent exercer la même pression envers leur formateur ?

Thomas a écrit:
Une troupe de personnes qui ont décidé de leur propre chef de priver une majorité d'accès aux cours?

Cet argument m'agace toujours autant. Laughing Le blocage a été voté une première fois, je ne sais pas par combien de personnes. Mais le premier jour du blocage (donc un jour où des gens sont venus à la fac sans forcément être au courant qu'il y avait blocage), des affiches étaient mises partout dans l'établissement pour prévenir de l'heure de la prochaine AG (qui avait lieu le jour même du blocage). Tout le monde est invité à venir (et je considère même que tout le monde devrait venir). Le blocage a été revoté à chaque assemblée générale. Une fois encore, si les gens ne viennent pas voter contre, on ne peut pas en être tenu pour responsable (d'autant que si je ne me trompe pas, quelqu'un qui ne peut pas assister à une AG pour x ou y raison peut envoyer à sa place une personne à qui il aurait remis une procuration pour voter -bon j'avoue ça impliquerait une AG extrêmement rigoureuse, et compliquée puisqu'il faudrait vérifier qu'il n'y ait pas d'abus-).
Avant qu'on me réponde que je dis ça pour me dédouanner ou pour me 'déculpabiliser', j'insiste : si les gens ne viennent pas voter, c'est leur problème, c'est un choix qu'ils font. On l'a dit aussi : l'amphi Guilcher ayant quand même une capacité limitée, en cas d'affluence vraiment massive, on trouverait un autre lieu pour l'AG quitte à la faire dehors (donc le manque de place n'est pas un argument).

Thomas a écrit:
vous considérez que le bloquage est légitime, ce ne sera pas une discution qui changera cela.

Laughing Oui je crois que c'est exactement ça. Ce que je veux dire, c'est les gens qui ont déjà leurs idées bien arrêtées sur le blocage ou sur la grève ne changeront pas d'avis quels que puissent être les arguments des gens contre (et je pense que l'inverse est valable aussi).

Thomas a écrit:
A vous entendre vous ne vous arreterez que lorsque cela fonctionnera, que le gouvernement cedera...

C'est un débat tout à fait intéressant. Si le gouvernement ne cède pas le 7 mars et ensuite ? Là je pense que c'est une question de conscience de chacun de voir jusqu'où il veut aller. Je le redis, je ne mène pas une révolution. Cela dit, le principe c'est aussi d'arrêter au moment où on obtient gain de cause (sinon, autant ne pas commencer).

Thomas a écrit:
Cela signifie que vous avez raison et que le gouvernement élu a tort.

Non, non. Ca signifie que le gouvernement prend une décision sur laquelle nous exprimons notre désaccord. Là, je ne raisonne pas en termes de vérité et de fausseté ("on est gentils, ils sont méchants"...:|), mais en termes d'accord et de désaccord. Parce que nous ne sommes pas d'accord, nous mettons en oeuvre le seul moyen de pression dont nous disposons en tant qu'étudiants : le blocage.

Thomas a écrit:
il ne pouvait tolérer de la voir perdre 2 mois à discuter tous les amendements absurdes posés par l'opposition dans le seul but de ralentir la manoeuvre...

Bon ben là...on est clairement aussi en désaccord. Tu parles de démocratie depuis le début de ton message, du fait qu'elle n'est pas en danger. L'Assemblée est un lieu de débats entre un gouvernement en place et son opposition.
Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée Nationale sur le vote d'un texte.
C'est la première partie du 49-3. Bien sûr c'est pour passer outre les amendements posés par l'opposition (je ne reviens pas sur le qualificatif "absurdes" Rolling Eyes), mais ce n'est pas ce que dit le 49-3. Le 49-3 engage la responsabilité de l'Etat mais ignore donc la contestation, et l'opposition. Bien sûr que c'est un rapport de force entre la majorité et l'opposition. Mais je trouve ton raisonnement tout aussi dangereux. Car ce que tu dis c'est que si une loi semble importante au gouvernement, il peut passer outre toute discussion et l'imposer. Bon je sais, tu vas répondre que c'est uniquement parce que les amendements étaient "absurdes" qu'ils ont eu recours au 49-3. Cela dit, le résultat est le même : refus de la discussion (et discussion légale là pour le coup puisque les amendements et les motions font partie intégrante des discussions à l'Assemblée :p).

Thomas a écrit:
Pour moi il n'y a qu'une chose qui doive être protégée par les citoyens en France: la constitution.

Encore une fois, cela fait partie des choses qui me gênent dans ton message : tu pars dans tous les sens. On n'a jamais dit qu'on remettait en cause la constitution. Tu nous attribues des pensées que nous n'avons pas exprimées (ni eues en ce qui me concerne). On n'a jamais dit qu'on refusait la Constitution.

Thomas a écrit:
chercher à faire reculer un gouvernement élu est un acte contraire à la démocratie, cela revient à nier le vote des électeurs et à bafouer la valeur d'une élection.

Hmmm...bah comme sur ce qu'est une grève, nous différons là-dessus aussi : pour moi le gouvernement n'est pas sacré (d'ailleurs je considère qu'il n'y a rien de sacré mais c'est une tout autre histoire :p). Le gouvernement est une représentation du peuple. Il est élu. Mais il est élu pour répondre à des attentes du peuple, parce qu'il avait un programme (bon jvais pas non plus partir dans l'élection de notre gouvernement ^^). Une fois encore, je ne partage pas du tout ton point de vue. Dans ton discours, ça veut dire qu'une fois qu'un gouvernement est élu, on ne peut pas le contester sans remettre en cause "la valeur d'une élection", ça veut donc tout simplement dire qu'on ne peut pas contester une loi gouvernementale (or, tu n'as à aucun moment remis en cause les manifestations qui sont des moyens de faire reculer un gouvernement)...
L'un n'empêche pas l'autre, on attend aussi les élections. Cependant dans les cinq ans qui s'écoulent entre, excuse-moi mais tu ne m'empêcheras pas de manifester, voire de participer à un blocage pour contester. Je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés entre chaque élection si je ne suis pas d'accord (surtout dans la mesure où comme le dit Aelkim il y a déjà eu des élections qui ont montré le désaccord de la majorité des français et il me semble que ce n'a pas vraiment été écouté...).
_________________
Tout cela n'empêche pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morteuh,
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MessageSujet: Re: Le blocus   Dim 26 Fév - 16:01

Naedre a écrit:

Donc tu disais clairement que pour être légitime il fallait être dans la légalité.


Oui, mais j'ai pas dis qu'on été forcément légitime parce-que dans la légalité...
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Le blocus

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