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 Phrases cultes de Laurence Parisot.

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Concordia
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MessageSujet: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 12:25

Comme tout le monde le sait (ou presque!!, comme certains l'ont vu à Quimper pour le sous-préfêt), Laurence Parisot est l'actuelle présidente du MEDEF.

Je me propose alors d'y mettre quelques phrases cultes voire même des discours de Laurence Parisot.
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 12:25

« La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail », à l'Assemblée générale du MEDEF en janvier 2005.
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MessageSujet: Discours de Laurence Parisot, le 5 juillet 2005.   Jeu 23 Mar - 12:33

Discours de Laurence Parisot, le 5 juillet 2005. Discours d'investiture de la présidente du MEDEF.

L'entreprise c'est la vie !

« C’est un grand plaisir et un immense honneur de présenter ma candidature à vos suffrages. » déclare Laurence Parisot de retour d’une longue campagne sur le terrain.

Une campagne qui lui a permis de traverser la France « du Nord au Sud et d’Est en Ouest » à la rencontre des entrepreneurs de terrain. L’occasion "de prendre des TER pittoresques, de déguster beaucoup de vins de pays, de faire des rencontres chaleureuses, de visiter des maisons des entreprises ultra modernes." Mais aussi et surtout de croiser toutes sortes d’entreprises. Certaines centenaires et pleines d’avenir, mais aussi des jeunes pousses qui exportent 100 % de leur production ou d’autres ayant mis au point des innovations radicales. Un tour de France qui lui a permis de prendre la mesure de la richesse et de la diversité des entrepreneurs de France : « j’ai croisé des chefs d’entreprise venus de tous les mondes, j’ai vu des vieux baroudeurs, j’ai discuté avec des créateurs intellos et technos, j’ai rencontré des jeunes femmes et des jeunes hommes tout juste rentrés dans l’aventure entrepreneuriale » dit-elle avant d’ajouter : « j’ai adoré cette campagne, j’ai pris beaucoup de notes et mon devoir est de vous en rendre compte ».

« J’étais partie avec un slogan : l’entreprise c’est la vie et je suis revenue avec un slogan l’entreprise, c’est la vie » lance, fièrement la candidate, sensible à la modernité des points de vues échangés au cours de son périple. Des hommes et des femmes sans esprit partisan, sans revendication poujadiste, sans idéologie autre que celle du bon sens.

Des hommes et des femmes qui s’engagent et ne cessent de donner de l’impulsion au sein d’une société que d’aucuns considèrent, à tort, bloquée. Cette impulsion leur a permis de faire parcourir un grand chemin à leurs entreprises. Elles sont pleinement entrées dans le XXIème siécle. Leur soif d’action ne s’arrête pas là. Les entrepreneurs participent à la vie de la collectivité, par leurs nombreux mandats et par leur esprit d’initiative militant. « Vous avez l’ambition de faire changer les choses et cela, c’est magnifique ! », souligne Laurence Parisot. « Vous n’êtes pas plaintifs. Vous n’aimez pas ce qui divise. Vous ne vivez pas dans le passé vous êtes tendus vers le futur. Parce que vous êtes comme ça et parce que je suis comme vous, nous pouvons agir ensemble ». « Avec une bonne gouvernance du MEDEF et avec une bonne stratégie, nous allons agir ensemble en nous appuyant sur nos valeurs. Nos valeurs, qui, pour rester les mêmes, doivent évoluer, se moderniser » : le travail, l’esprit d’entreprise, le pragmatisme.
Cette bonne gouvernance doit garantir la transparence des processus et des prises de décision. Le rôle du bureau du Conseil exécutif sera renforcé. Chacun de ses membres sera en charge d’une responsabilité particulière. Les GPA et comités ad-hoc, moins nombreux qu’aujourd’hui, porteront des dossiers spécifiques. Leur attribution respectera un équilibre entre l’économique, le social et le sociétal. En outre, des missions spécifiques pourront être confiées à des MEDEF territoriaux.

« Notre ligne directrice : porter les modèles économiques susceptibles de garantir à notre pays la croissance et la prospérité. Les principes qui guideront notre gouvernance seront l’efficacité, la cohérence, la subsidiarité, la participation et le militantisme »

Il n’y aura pas de combat frontal, Laurence Parisot se méfie du mythe de la bataille décisive, même si elle veut la victoire finale des idées des entrepreneurs. « Si la réconciliation de la France et de l’entreprise est notre espoir et notre but, l’art de convaincre en sera le moyen ». Ceci impose au MEDEF un certain nombre d’exigences : de compétences à Paris et dans les territoires, de clarté, d’éthique et même de morale.

Pour la candidate, il est donc temps d’agir pour changer la donne. Les notes prises au cours de sa campagne ne constituent pas un cahier de doléances, mais plutôt un cahier des charges en trois volets, pour une France qui gagne.


Premier volet la performance économique, sans laquelle il ne peut y avoir de solidarité efficace ni de progrès social. « Notre compétitivité dépend en premier lieu d’une remise à plat de notre fiscalité. Ceci suppose un reformatage de l’Etat : plus mince, plus performant ; plus performant, parce que plus mince ». « Notre capacité à développer nos entreprises et à embaucher est limitée par un droit du travail trop inadapté. Nous prendrons des initiatives pour permettre l’émergence d’un droit du travail sécurisé et modernisé ». « La mondialisation comporte des dangers, mais aussi des opportunités : organiser les mutations nécessaires en suscitant un vrai rapprochement entre les entreprises, les universités et la recherche publique. Nous proposerons des collaborations car nous savons que dans la nouvelle croissance, c’est la matière grise qui fait la différence». « Nous ne nous déroberons pas à la difficile, mais importante question de la transmission de nos entreprises. Les réponses ne sont pas seulement juridiques et fiscales. Il s’agit de faire surgir, au plus vite, une nouvelle génération d’hommes et de femmes prêts à s’engager, comme nous, avec conviction dans leurs TPE, dans nos PME : ils ont 15 ans aujourd’hui, devenons leur rêve ».

Deuxième volet un espace social clairement défini, au sein duquel les partenaires sociaux pourront discuter et s’accorder en pleine responsabilité. Sortons des face à face crispés sous l’égide d’un état qui se pense omnipotent et omniscient pour créer une véritable démocratie sociale avec des syndicats de salariés forts, constructifs et représentatifs. Ce faisant, nous nous mettrons en phase avec l’Europe sociale qui se construit aujourd’hui dans le cadre d’un dialogue ouvert et multiple.

Troisième volet des relations saines avec l’Etat et Pouvoirs publics. MEDEF et pouvoirs publics doivent pouvoir se parler en confiance. Dans un monde dominé par la complexité où les actions, les interactions, les réactions s’entremêlent, entrepreneurs, élus, fonctionnaires, doivent échanger, travailler ensemble, s’associer sur des enjeux que l’éducation, la santé, les retraites… mais aussi l’immigration, l’intégration, le logement, la pauvreté, l’environnement ».

En conclusion, Laurence Parisot prend l’engagement, de conduire un grand débat sur l’avenir de la France. « A deux ans d’une échéance décisive, nous ferons valoir nos idées avec fermeté, mais sans provoquer. Nous défendrons nos convictions, mais nous aurons de l’écoute. Nous donnerons le goût du réel, loin des chimères. Et ainsi, nous progresserons ensemble dans des MEDEF ouverts, communicants, puissants, visionnaires, au service des entreprises, au service de la France »

En avant l’entreprise !
Parce-que l’entreprise, c’est la vie !
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 12:40

« La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », Le Figaro, 30 août 2005.
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 12:57

Laurence PARISOT ... imprime sa marque au Medef ...

Le Figaro, 30 août 2005.

Extrait d'une interview de Laurence Parisot.


« Le seul moteur de la croissance, c’est de travailler plus »


Journaliste : "Ce nouveau contrat est pourtant vécu comme apportant davantage de précarité."

Laurence Parisot : "Mais c’est une illusion ! La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"


J. : "Dans le débat actuel sur les privatisations des sociétés d’autoroute, où vous situez-vous ?"

L.P. : "On donne une dimension exagérée à ce type de problème et c’est un moyen de ne pas regarder les vraies questions. Celle, par exemple, de donner l’impulsion aux fonds de pension pour qu’ils soient de vrais acteurs économiques."


J. : "Vous seriez favorable à une forme de discrimination positive ?"

L.P. : "On ne peut pas appliquer ce concept à la lettre car il n’est pas légal en France de recenser les hommes et les femmes selon leur origine. Mais, dans l’esprit, oui, il faut aller dans ce sens. Nous devons avoir un rôle d’exemple et être capables de dire et de faire des choses positives."
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 13:12

« La précarité est une loi de la condition humaine. », France Inter, 3 septembre 2005.
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Gaïa
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 13:16

"La jeunesse est un état dont on guérit"
elle commence a être connue celle la Razz
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 13:19

« Le mot précarité est un mot à la mode qui a pour objectif de nous empêcher de réfléchir. », France Inter, 3 septembre 2005.
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 13:33

« Parce que se dire ou laisser croire à tout le monde aujourd'hui en France que nous pouvons entrer dans un métier, prendre un emploi et le garder quasiment à vie, c'est de l'utopie. Ou alors c'est de la fonctionnarisation, c'est proche de l'utopie communiste et on a vu comment elle s'est terminée. », France Inter, 3 septembre 2005.
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 14:34

Assemblée Générale du MEDEF 17 janvier 2006 – Discours de Laurence Parisot.


Pour une France lisible.


Je suis heureuse de vous retrouver tous ici. Et de vous dire que j’ai bien avancé sur les engagements que j’avais pris devant vous lors de notre dernière rencontre le 5 juillet 2005. Nous avons redéfini les champs d’attribution des Commissions de notre Mouvement de façon qu’aucun domaine important ne soit négligé : à côté des Commissions « Economie », « Droit du Travail », « Protection Sociale », « Formation », « Innovation et Recherche », nous avons installé une Commission « Fiscalité », parce que nous avons besoin que soient élaborées des propositions favorables à l’esprit d’entreprise et aux entreprises et parce ce que nous savons que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour que cela soit fait ; une Commission « Europe », parce que le vote du 29 mai a réellement déplacé les lignes et qu’il est temps que nous soyons les porte-paroles de l’Agenda de Lisbonne. Nous avons installé une Commission « Nouvelles Générations », parce que nous ne pouvons pas laisser s’installer entre les générations un fossé infranchissable ; nous sommes responsables d’un continuum, nous ne pouvons laisser tant de chefs d’entreprise sans successeur ; mais nous avons aussi installé une Commission « Entrepreneur – Entreprise et Société », parce que l’entreprise n’est pas une île ; parce qu’il est nécessaire d’assurer le plus d’échanges possibles entre elle et le monde dans lequel elle s’insère : le village, les nouveaux publics, la banlieue, la nation, le monde. Et comme nous n’avons jamais été convaincus par le modèle de la lutte des classes qui prévaut encore aujourd’hui en France ; comme tout au contraire nous pensons qu’il est possible de trouver un socle d’intérêts communs, nous avons conçu une nouvelle approche : le dialogue économique ; et prôné le désaccord constructif.
Nous avons été particulièrement attentifs à ce que dans chaque commission, les différents secteurs d’activité soient bien représentés et à ce que chaque commission nous retrouvions des chefs de grandes entreprises, de moyennes entreprises et de petites entreprises, mais aussi des experts, des universitaires, des chercheurs.
Notre organisation repose sur deux légitimités, celle de ses fédérations professionnelles, celle de ses territoires. Auprès des territoires nous puisons notre énergie, nous ressourçons nos idées : « l’entreprise, c’est la vie ! » avons-nous dit ce matin. Mais j’ajouterais : la province, c’est la vie ! ». On y trouve écoute et engagement, tradition et modernité. C’est pourquoi je me suis attachée à renforcer les moyens et les missions de nos territoires. Pour cela, nous avons lancé l’Académie Medef, avec son Ecole des Présidents et son Ecole des Territoires et nous avons créé le Comité Développement du Réseau. Objectifs : que les territoires soient des relais, qu’ils soient des amplificateurs de nos idées, et aussi de ce que nous sommes Mais aussi qu’ils encouragent l’adhésion, qu’ils convainquent de nouveaux membres, qu’ils attirent les TPE, les PME, les jeunes pousses…
Les instances de votre mouvement sont opérationnelles. Votre Conseil Exécutif est au boulot. Quant au bureau du Conseil Exécutif, il joue pleinement son rôle ; il se réunit tous les 15 jours ; il débat ; il prépare les travaux du Conseil.
Le Medef est à l’image des entreprises qu’il représente : il entreprend. Nous avons pris des initiatives.
Premièrement, nous avons dès le mois d’août été initiateurs d’une négociation sur la diversité.
Deuxièmement, j’ai fait le choix d’ouvrir immédiatement le grand, le complexe, le sensible chantier Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (ATMP). Il s’agit tout à la fois de moderniser la gouvernance et de clarifier les règles de tarification. Mais plus encore, en matière de santé, dans l’entreprise comme ailleurs, il s’agit de se souvenir que mieux vaut prévenir que guérir.
Troisièmement, face à la crise des banlieues, nous avons sans hésitation décidé la prolongation jusqu’en 2016 de la convention qui lie l’UESL à l’Etat afin qu’une partie des fonds du 1% logement soit pleinement consacrée à la rénovation urbaine.
Je vous avais aussi promis que nous serions là où on ne nous attend pas, et là où on ne nous attend plus. Ainsi, bousculant une vieille tradition de silence, avons-nous pris position sur la grande négociation OMC de Hong Kong, nous avons affirmer qu’elle devait progresser de façon équilibrée et simultanée sur l’ensemble des volets, notamment dans les secteurs-clefs de l’industrie et des services, moteurs de l’économie française.
Permettez-moi de poursuivre rapidement cette liste des « Premières » que nous avons réalisées : une Première, cette rencontre au Medef entre ONG et entreprises ; une Première, ce dialogue entre un premier ministre chinois et nous sur la propriété intellectuelle ; une Première, ce projet d’accord sur les seniors qui propose de passer d’une logique à une autre : l’âge n’est plus une variable d’ajustement, on favorise au contraire le maintien ou la reprise de l’activité professionnelle jusqu’à ce que soient réunies les conditions d’une retraite à taux plein ; une Première aussi, notre participation au Conseil National de lutte contre l’Exclusion ; une Première, la représentation des Départements et Territoires d’Outre-Mer au Conseil Exécutif ; une Première enfin, et saluée par la presse étrangère la féminisation et le rajeunissement des instances dirigeantes de notre Mouvement.
Nous nous sommes résolument engagés dans le lobbying parlementaire et politique.
Nos succès dans le PLF et le PLFSS n’ont jamais été aussi nombreux. Je n’en citerai que quelques uns. Un aménagement de l’ISF a été adopté. L’anticipation de la hausse de la taxe d’apprentissage a été supprimée. Les allègements de cotisations sociales sont maintenus. Le taux plafond du versement transport n’augmentera pas.
Certains combats étaient rudes mais nous les avons gagnés. Je citerai simplement celui que nous avons mené pour obtenir l’annulation de la circulaire du 19 août 2005 qui prévoyait que désormais les employeurs ne pourraient intégrer dans leurs frais d’entreprise que 5 repas d’affaires par salarié et par mois et qu’en cas de dépassement, les repas seraient constitutifs d’un abus manifeste.

Voilà à grands traits ce qui fit l’actualité de notre Mouvement, le Mouvement des Entreprises de France, au cours de ces 6 derniers mois. Mais rappelons aussi quelques événements qui firent dans le même temps l’actualité dans notre pays, et quelques débats qui défrayèrent la chronique. Je n’en choisirai bien sûr que quelques uns et je ne les choisirai pas au hasard. Tous relèvent de la même logique, tous nous disent que la France est en train de devenir illisible. Tous doivent nous mettre en garde contre cette illisibilité.
Le plus souvent, ce sont des paradoxes incompréhensibles ou des injonctions contradictoires qui fabriquent l’illisibilité.
En effet, quand, dans un même discours, le Président de la République nous explique qu’il faut désormais asseoir les cotisations patronales sur la valeur ajoutée, mais qu’il nous annonce que la croissance de demain se fera à partir des entreprises du secteur numérique, c'est-à-dire des entreprises à forte valeur ajoutée, quand on présente la délocalisation comme un mal absolu, mais qu’on ne sait pas retenir les cerveaux français qui se délocalisent naturellement, quand on renonce au bout de nombreuses années, pour ne pas dire de nombreuses décennies –il était temps !- au concept d’Etat Providence, mais qu’aussitôt on invente –sans le nommer- le concept d’Entreprise Providence, et qu’on se met à vanter une Sécurité Sociale Professionnelle, quand des jeunes sont diplômés, entreprenants, de bonne volonté, mais que, massivement, ils échouent dans leur recherche d’emploi, quand la France s’enorgueillit d’être l’un des plus grands contributeurs du monde à la production d’idées nouvelles et de débats éclairés, mais qu’elle met brutalement un terme à tout questionnement, si légitime soit-il, si scientifique soit-il, en légiférant pour imposer ce qu’il faut penser de tel ou tel moment de notre histoire…qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que les cartes aujourd’hui en France sont brouillées ! Cela veut dire qu’on y perdrait notre latin si on le connaissait encore ! Je juge que la France aujourd’hui est en train de devenir illisible et qu’il est temps de dire non à cette illisibilité croissante qui nous menace. Il ne faut pas croire que c’est le monde qui devient illisible. C’est la France vue de l’extérieur et c’est la France pour les Français. Certains peuvent s’en satisfaire parce qu’ils trouvent ce brouillard protecteur. D’autres peuvent en profiter –Victor Hugo, souvenez-vous Notre Dame de Paris, et d’autres nous ont appris que les crimes se commettent volontiers à la pénombremais nous, chefs d’entreprise impliqués dans l’exigence démocratique liée à l’échange, nous devons nous insurger contre cette illisibilité et nous devons agir
méthodiquement pour l’empêcher.
Il n’y a pas que les paradoxes incompréhensibles. A d’autres moments, on ne peut rien lire tant les frontières sont floues tant les critères de légitimité sont incongrus, tant les institutions se superposent.
Si une entreprise veut s’implanter dans une commune : elle s’adresse à la commune en matière d’urbanisme…mais elle est peut-être sur le territoire d’une zone d’attractivité intercommunale appartenant à une communauté d’agglomérations qui sera elle compétente en matière de ventes et de loyers de terrains ou de bâtiments ; elle est par ailleurs éligible aux aides économiques attribuées par le département mais possiblement également à celles accordées par la région, l’Etat, et même l’Europe…à condition qu’elles soient compatibles entre elles, ce que seul un expert peut dire. Et à condition, bien sûr, qu’elle aura reçu toutes les autorisations administratives. Pourquoi un tel fatras ? Parce que la « clause de compétence générale des collectivités » instaurée par une loi de 1884 n’a jamais été repensée, ni modernisée en dépit des décentralisations successives. Le chef d’entreprise ne comprend pas ce qu’il paye ni à qui. L’élu local n’identifie pas ses contribuables ni les montants acquittés.
La superposition des différents échelons, communal, intercommunal, départemental, régional, national, européen, devient trop souvent un défi au bon sens et à l’efficacité. La législation définissant les compétences respectives des collectivités territoriales est bancale et déresponsabilisante : je noterai quelques expressions qui la caractérisent. On parlera de compétences accrues ici, de compétences partagées là, de bénéficiaires de « subventions implicites » (sic) ici, de bénéficiaires « d’exonérations compensées » (« re-sic ») là, transferts de charges sans transferts de compétences, contradictions entre bases fiscales et champs d’attribution.

Quant à la frontière censée séparer le public et le privé, elle est également floue.
Exemple : la prise en charge des personnes sans emploi. Où l’assurance privée s’arrête-t-elle, où la solidarité nationale commence-t-elle ? Quel est le fondement de la légitimité des uns et des autres ? Comment les compétences de chacun s’articulent-elles ?
Question subsidiaire : si la limite entre le privé et le public est floue, si même il y a ce qu’on appelle aujourd’hui overlap , comment les partenariats public- privé pourraient-ils fonctionner correctement ? Triste témoin de cette confusion : la gouvernance, semble-t-il, bégayante des pôles de compétitivité.
Même problème de frontières entre la loi et le contrat. L’article 34 de notre Constitution accorde au législateur le pouvoir de « déterminer les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la Sécurité Sociale ».
Sur cette base pourtant volontairement large, le législateur considère qu’il peut intervenir jusque dans les moindres détails du droit social. Et si nous concluons un accord, rien ne contraindra le législateur à en respecter les termes ni même l’équilibre. Mais alors, quel sens faut-il donner, quel sens reste-t-il à toutes les négociations, à celles bien sûr que nous initions, mais aussi à celles que les pouvoirs publics nous réclament, et qui aboutissent bien plus souvent qu’on ne le dit à un accord gagnants gagnants ?
Les partenaires sociaux signent en septembre 2003, à l’unanimité, un accord interprofessionnel instaurant un Droit Individuel à la Formation ; à l’unanimité, ils décident de faire un premier bilan de sa mise en oeuvre en 2007…et pourtant sans attendre, le Chef de l’Etat demande au législateur d’ajouter dès cette année une nouvelle disposition, une clause de transférabilité. Comment dire mieux que dans notre pays, les règles de la négociation collective sont transgressées par ceux-là mêmes, les politiques, qui déplorent ou feignent de déplorer le manque de dialogue social ?[i]
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Jeu 23 Mar - 14:35

Suite du discours, car trop long!!!



Paradoxes incompréhensibles, frontières floues, complications kafkaïennes se conjuguent pour une illisibilité totale.
Sourcilleux, pointilleux, mais aussi excessif et répressif, le législateur français a réussi la performance d’augmenter le nombre de pages du code du travail de 800 en 20 ans, soit 40 par an, c’est à dire presque une page par semaine ouvrable ! Voilà au moins un domaine où on ne chôme pas !
Je vous épargne les exemples. Vous en avez certainement tous de très nombreux à l’esprit et ils sont certainement tous désespérants.
Quant à la fiscalité, soyons attentifs à l’avertissement donné il y a quelques jours à peine par le Conseil Constitutionnel qui a jugé contraire à la Constitution l’article 78 de la loi de finances 2006, en considérant que la complexité de cet article était « à la fois excessive et non justifiée par un motif d’intérêt général suffisant ». C’est la notion de lisibilité, appelée compréhensibilité par les juristes, ou intelligibilité par les philosophes qui est ici érigée en principe constitutionnel. Tant mieux ! Voilà une bonne nouvelle ! Ne l’oublions pas et tirons-en de la force !
Rapidement, parce que vous m’avez comprise, je balaierai l’illisibilité de notre politique économique, oscillant en permanence entre l’espoir d’ouverture et la frilosité protectionniste, l’illisibilité des systèmes d’orientation -qu’on doive choisir une filière scolaire ou un métier, chercher un travail, ou se défendre en justice-. Comment faire ? Par quel bout prendre les choses ? Dans quelle direction au moins faire le premier pas ? Impossible de le savoir pour peu qu’on n’appartienne pas à une minorité très informée… et encore … Ce sont partout des labyrinthes dans lesquels personne ne peut se repérer et pour lesquels n’existent aucune carte géographique lisible. D’ailleurs, veut-on rester un pays riche ou devenir un pays pauvre ? Le désir de gagner de l’argent est là, chez chacun, mais il reste inavouable. Quel dommage !
Les courants politiques ont-ils pour but de construire ? Ou plus radicalement de détruire ? Eh bien, cela dépend. Tantôt l’un, tantôt l’autre, tantôt les deux à la fois. Les intentions de nos responsables politiques sont elles aussi illisibles. Et d’illisibilité en illisibilité, nous avons du mal à nous reconnaître tels que nous sommes et tels que nous devenons. La crise des banlieues était bien une crise d’identité.
Et d’ailleurs, les investisseurs étrangers ne cessent de nous reprocher cette opacité et de nous la faire payer ; en tout cas, ceux qui sont sincères car d’autres, hélas, n’hésitent pas en profiter. On dit que nos règles du jeu ne cessent de changer, et parfois même rétroactivement ; qu’il est du coup facile de tricher ; on dit aussi que les grèves de transport paralysent trop souvent l’activité et représentent un aléa insurmontable; que le droit social est très complexe et rend toute embauche très touchy, et encore plus le licenciement. Et on en conclut trop souvent que la prudence consisterait à s’abstenir et à investir ailleurs. Or nous, chefs d’entreprise de France, nous sommes les premiers à savoir que l’attractivité est un critère fondamental de la santé économique, et pour être attractifs, il faut être lisible.

C’est notre devoir de nous insurger contre l’illisibilité et d’agir méthodiquement pour l’empêcher.
Rendre la France lisible, telle va être notre feuille de route.
Nous le disons et nous le répétons : nous voulons contribuer à la baisse du chômage. Nous pensons aussi que la dette qui pèse, non pas comme on se plait à le dire, sur les générations futures, mais sur les générations déjà là, est un immense handicap. Nous voulons donc également, c’est notre deuxième objectif, contribuer à réduire la dette de la France. Ces deux objectifs, nous ne les perdrons jamais de vue et nous en ferons des critères pour distinguer les bonnes réponses et les mauvaises réponses à toutes les questions qui se posent.
Une bonne réponse est une réponse qui va dans le sens d’une réduction du chômage et, j’insiste sur ce et, d’une réduction de la dette. Inversement, une mauvaise réponse est une réponse qui risque d’augmenter ou de laisser en l’état ou l’un ou l’autre ou les deux.
Nos Commissions utiliseront ces critères pour faire les bonnes propositions que nous attendons d’elles. Leurs idées, leurs recommandations, leurs innovations fourniront la substance de notre Livre Blanc 2007.
Une fois qu’on a ces deux critères, bon pour l’emploi, bon pour le désendettement, passons de l’illisibilité de la France à sa lisibilité !
Et pour cela ; voici les actions que nous, mouvement des entreprises de France allons mener.
Nous disions que très souvent un élève , un apprenti, un étudiant, un demandeur d’emploi étaient , pardon du mot, mais ce n’est pas pour rien qu’il s’est généralisé, « paumés » ne sachant pas par quel bout prendre les choses. Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise premièrement des jeunes candidats à l’apprentissage. Pour cela, je vous demande, vous, MEDEF territoriaux, et vous, Fédérations professionnelles de vous mettre dès maintenant en relation avec les Collèges ou les Académies dont ils dépendent pour que les élèves de 3ième qui, à la fin de cette année scolaire auront coché sur le formulaire d’orientation la case « apprentissage » soient bien guidés et bien accueillis.
Plus de 110 000 contrats de professionnalisation ont été signés en 2005. Je vous annonce que le MEDEF lancera dans les tous prochains mois une grande campagne de communication pour que ce chiffre soit nettement plus important en 2006.
Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise deuxièmement des étudiants. Pour cela nous créons un Observatoire National des Métiers qui sera opérationnel au cours du premier semestre 2006 : il aura pour mission de produire enfin un tableau de bord des besoins des différents secteurs d’activité et des territoires. Ces informations seront actualisées en permanence, notamment grâce à vous Medef territoriaux et à vous Fédérations professionnelles qui saurez nous faire remonter ce que j’oserai appeler les moindres palpitations du terrain. Le but est d’être le plus possible en temps réel, de croiser des informations jusque là dispersées et d’aider les jeunes à ajuster
leurs demandes à l’offre.
Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise troisièmement des demandeurs d’emplois. L’Observatoire National des Métiers répond à cet objectif. Mais pour le cas particulier des jeunes issus des quartiers difficiles, je vous annonce que nous venons de conclure un accord avec l’ANPE.
Que dès les prochaines semaines nous allons lancer des « Forums pour l’Emploi ». L’accord avec l’ANPE porte sur toutes les Zones Urbaines Sensibles. Le MEDEF Nord Francilien a ouvert la voie. Que tous les MEDEF des grandes villes de France poursuivent la même ambition et mettent immédiatement en place ces rencontres dont on voit qu’elles ont déjà un résultat positif.
Tout le monde s’accorde à dire que nos entreprises doivent être compétitives. Si une fois ce voeu formulé, nous rencontrions une véritable cohérence avec cette intention au lieu de nous heurter à toutes les strates successives de l’illisibilité administrative, nous rencontrerions aussi un encouragement au travail là où aujourd’hui nous avons trop d’entraves à surmonter. En clair les charges qui pèsent sur les entreprises baisseraient : c’est ce que nous demandons!
Moins de charges c’est une autre conception de l’Etat. La mutation, la métamorphose de l’Etat sont engagées, mais trop timidement : il faut aller plus loin et encourager la culture du management et la culture de la performance. Si nos interlocuteurs partageaient sans ambiguïté notre espoir d’une économie française compétitive nous ne les verrions pas se demander comment concilier les 35 heures avec l’inconciliable. Nous obtiendrions d’eux la facilité et la souplesse dont toutes les entreprises ont besoin pour s’adapter, pour se développer. Nous ne subirions pas les hausses déraisonnables du SMIC que nous avons connues ces dernières années. Nous demandons au gouvernement de réduire le coût des heures supplémentaires pour les entreprises. Cette mesure ayant le double avantage de favoriser le travail et de ne pas pénaliser le salaire. Nous demandons également que la décision économique que constitue la fixation du SMIC sorte du champ politique.
Mais cela ne suffit pas. La question des 35 heures en France est devenue inextricable. Prenons les choses dans l’autre sens et demandons-nous si ce n’est pas plutôt sur le concept de durée légale du travail qu’il faudra réfléchir ? La durée légale du travail, est-ce un concept valide ou au contraire, à l’instar de nombreux autres pays, ne faut-il pas le mettre en cause ?
Lisibilité et ouverture sont souvent synonymes. Nous voulons une entreprise ouverte dans une société ouverte et moderne. Nous voulons une entreprise reconnue dans une société capable de reconnaître sa propre identité en pleine évolution, et capable d’aimer cette nouvelle identité. Il me parait donc essentiel que l’année 2006 soit l’occasion du lancement effectif de négociations de branche sur l’égalité professionnelle hommes femmes.
Une société moderne capable d’encourager ses entreprises est aussi une société qui laisse un espace clair à la démocratie sociale, un espace où les partenaires sociaux pourraient débattre sans que le législateur intervienne et les prive de leur pouvoir d’édicter des règles. C’est pourquoi, au moment où un débat s’instaure sur les institutions de notre Vème République, nous demandons qu’un droit à la négociation soit inscrit dans notre Constitution et que l’autorité normative des partenaires sociaux soit affirmée.

Comment avoir une approche de la législation et des politiques publiques qui permette de favoriser la croissance et l’emploi au lieu de les entraver ?
Premièrement, en hiérarchisant les sujets, en mettant ce qui est le plus important avant ce qui est moins important. Et en admettant le principe qui en découle : toute réglementation nouvelle doit s’accompagner de la suppression d’une réglementation plus ancienne. Si un dispositif nouveau apparaît, un autre, plus ancien, doit disparaître. La réduction du volume des textes est une exigence première de la raison.
Deuxièmement, en encourageant vivement et drastiquement des procédures de simplification des lois et des réglementations. En réfléchissant notamment à leurs conditions d’accessibilité, je dirais même de convivialité, et en faisant en sorte que l’article 1 de notre Code Civil – « nul n’est censé ignorer la loi » - puisse de nouveau avoir un sens.
Troisièmement, en appliquant le principe de proportionnalité. L’énoncé d’une mesure doit se limiter aux exigences formulées au départ. C’est tout simple. Il ne faut jamais excéder ni par le contenu, ni par la forme le strict nécessaire.
Quatrièmement, en systématisant les évaluations d’impact. En ne s’engageant pas tête baissée dans n’importe quelle disposition nouvelle. Les analyses d’impact existent, mais il faut les systématiser, les multiplier pour mesurer d’un côté les bénéfices attendus mais de l’autre les coûts administratifs qui s’en suivront.
Moins = Plus ! Tel pourrait être la devise de cette méthode. Le MEDEF publiera désormais chaque mois une Lettre de la simplification administrative. Nous challengerons ainsi le gouvernement, le législateur, les collectivités territoriales, et les organismes publics – y compris ceux que nous co-gérons. A vous, MEDEF territoriaux et fédérations professionnelles de nous signaler les coûts inutiles, les lourdeurs, les complexités, les opacités. Nous rendrons publiques les aberrations aux conséquences les plus graves, nous formulerons des recommandations et nous inciterons l’autorité concernée à nous répondre dans les 30 jours. C’est ainsi que nous MEDEF nous pourrons influencer, peser, et faire évoluer.
L’accord Unedic illustre à plus d’un titre ce que nous voulons. Il n’est pas minimal, contrairement à ce que certains ont voulu croire ou faire croire ! Les dispositions prises en faveur du retour à l’emploi devraient accélérer la reprise d’activité des demandeurs d’emploi d’au moins 2 semaines. L’économie générale du plan prévoit la résorption du déficit au plus tard en 2009. Voilà un horizon que nous pourrions souhaiter pour tous les autres déficits publics. Nous avons évité une augmentation des cotisations qui aurait alourdi les charges et des entreprises et des salariés : 0,04 pour chacune des parties, non seulement c’est peu, non seulement c’est beaucoup moins qu’on croyait, mais surtout, c’est assorti d’une clause qui prévoit l’annulation automatique de cette augmentation dès que l’on a obtenu le retour à l’équilibre annuel. Je ne vous cache pas que je
pense que cette clause pourra jouer dès la fin de année 2006. Nous nous sommes aussi engagés à repenser toute l’assurance chômage avec nos partenaires. Nous allons nous y mettre immédiatement. Il est important de prendre l’habitude de réfléchir et de décider sans y être forcé, sans subir la pression d’une quelconque menace ou d’une quelconque urgence, en toute liberté et en toute sérénité. Ce sera le cas. Et ce sera l’occasion de faire vivre les principes méthodologiques que nous jugeons nécessaires et salvateurs.
Et quand la règle générale est bonne, quand la règle générale est lumineuse, pourquoi faudrait-il la compliquer par des exceptions ? Nous demandons l’extension du CNE à toutes les entreprises !


L’entreprise c’est la vie, l’entreprise c’est notre vie, et il faut que la vie soit belle ! C’est pourquoi nous exigeons la lisibilité qui garantit la démocratie, qui garantit l’échange, qui garantit la liberté et la richesse. Jamais nous n’abdiquerons le droit de comprendre, le droit de savoir, le droit de débattre, le droit d’avoir de l’influence. Et c’est ainsi que vous, Medef territoriaux, vous, fédérations professionnelles, nous, Mouvement des Entreprises de France, contribuerons à façonner le nouveau modèle français !
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ola29
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Sam 25 Mar - 16:22

Et on peut faire pareil avec sud, la cgt, fo et cie??? Ils racontent pas mal de bêtises eux aussi.
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Concordia
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Sam 25 Mar - 17:44

ola29 a écrit:
Et on peut faire pareil avec sud, la cgt, fo et cie??? Ils racontent pas mal de bêtises eux aussi.

Le thème est les phrases cultes de Laurence Parisot, je ne t'ai pas demandé d'en faire avec les syndicats. Si tu veux en faire un, tu le peux, mais alors crée un nouveau sujet!!!! Cool
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ola29
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Dim 26 Mar - 15:08

Laurence est présidente d'un syndicat, on peut faire pareil pour Thibault, il dit pas mal d'âneries lui aussi.
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Gaïa
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Dim 26 Mar - 16:17

ola29 a écrit:
Laurence est présidente d'un syndicat, on peut faire pareil pour Thibault, il dit pas mal d'âneries lui aussi.

Personne ne t'en empèche mais ce sujet ci est consacré a Laurence Parisot, donc si tu veux nous faire un petit making-off de citations syndicales je t'invite a créer un autre sujet. Wink
(histoire d'eviter de flooder celui-ci)
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ola29
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Mar 28 Mar - 13:49

On va le supprimer si je fais un sujet là dessus Very Happy On supprime déjà certains de mes post... une fois de plus, VIVE LA LIBERTE D'EXPRESSION!! Et le droit de grève et le droit de TRAVAILLER.
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Aelkim
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Mar 28 Mar - 14:19

Est-ce qu'un tel sujet serait contre les régles du forum? non

Est-ce que tes posts insultants l'étaient? oui

Les régles existent. Quand elle sont enfreinte, on sévit. C'est aussi simple que cela.

_________________
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ola29
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Mar 28 Mar - 14:32

On se justifie comme on peut...
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Phrases cultes de Laurence Parisot.   Mer 29 Mar - 1:24

Mon cher ola29, j'ai le regret de vous annoncez que dorénavant nous nous passerond de tout post qui sortirait des règles du forum... en gros pour ma part tu me gonfles Very Happy. Pas parceque tu sembles être pro-cpe (en parcourant mes posts tu verras que je ne suis pas particulièrement contre) mais parceque tu est insultant et provocateur. Pas que j'aime pas les provocateurs, mais que quand ils sont subtils interressant... tu n'es ni l'un ni l'autre. Tes posts sont dans la grande majorité inutile... si je ne les avait pas lu...ça n'aurait rien changé que ce soit à mon point de vue sur la loi sur l'égalité des chances, sur le fond ou la forme du mouvement. Alors si tu as envie de créer un post sur les citations de certains syndicalistes ouvrier: fait le! Avec grand plaisir et tant que tu te conformeras à la netiquette aucun probleme... Au moindre pas de travers, je suis sympa je t'avertis en publique Smile , je supprimerai sans retenue. Tes posts cassent tout débat, et sont souvent purement et simplement provocateur. Donc, si tu veux débattre avec nous de tes points de vue calmement et dans le respect... je t'invite à le faire avec très grand plaisir... par contre si tu souhaites persister dans ton comportement actuel... et bien tu sais à quoi t'en tenir.

PS: Ce n'est pas de la censure d'opinion, mais ca sera de la modération d'un utilisateur qui déroge à la nettiquette Wink
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