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 Un an…

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Apollodore
Magister Bourrinorum


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MessageSujet: Un an…   Lun 29 Mai - 12:24

Il y a pile un an, le projet de Constitution européenne était rejeté par 55% des suffrages exprimés.
Quelqu'un a entendu parler de l'Europe, depuis?
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mimi
Nouveau posteur


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MessageSujet: Re: Un an…   Lun 29 Mai - 12:29

Bien sûr qu'on a entendu parlé de l'Europe !
...mais uniquement pour dire qu'elle est bloquée... Crying or Very sad
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Aelkim
Cyberbisous


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MessageSujet: Re: Un an…   Lun 29 Mai - 16:47

Voici quelques articles de partout dans le monde, compilé par courrier international. Je me permet de vous les remettre car cela montre bien que pour la plupart il s'agit d'un non à l'europe en tant que telle. Mais à votre avis, s'agit-il plus d'un non à l'Europe, ou d'un non à l'Europe libérale?


La grande peur des Français

Partout sur la planète, la presse titre sur le rejet français de la Constitution européenne. Sous le coup de la surprise, les journaux non européens évoquent l'après-29 mai avec stupeur et consternation.

"Au terme d'un débat national qui est rapidement devenu passionné et a largement dépassé les habituelles séparations entre partis, la France a largement rejeté la Constitution européenne par 55 % de voix pour le non", annonce le quotidien argentin Clarín en une. Pour Al-Quds Al-Arabi, "le résultat de ce référendum affaiblit la position de la France au sein de la direction européenne". Un rejet a priori inattendu de la part de "la nation française qui a depuis toujours assumé un rôle moteur dans la construction de l'Union européenne". Partageant l'avis de Clarín, le quotidien panarabe édité à Londres constate que "les clivages entre les partisans du oui et les défenseurs du non ont largement dépassé les clivages politiques traditionnels. La surprise est surtout venue de la part d'une élite intellectuelle qui a rejoint le camp du non, exprimant la crainte des Français de perdre leurs privilèges et leurs acquis sociaux." Le quotidien exprime également son étonnement "face à une situation où l'extrême droite raciste s'est retrouvée associée avec plus de la moitié des membres du Parti socialiste".

Ce mélange des genres, "une étonnante union des staliniens, des trotskistes et des néofascistes", comme The Japan Times décrit les partisans du non, sidère également The Washington Post. Pour le quotidien américain, "la révolte française contre une Europe plus forte marque un virage historique dans le soutien de ce pays à une Union toujours plus intégrée". Le Post n'en est pas pour autant alarmiste, estimant que "le non ne signifie pas la fin de l'Union européenne, qui continuera à fonctionner selon les accords de 2000 et d'avant. Mais cela va geler tous les efforts pour donner plus de pouvoir et d'autorité aux instances représentatives de l'Union." Le quotidien australien The Age note cependant que "le système actuel de l'Europe est presque impossible à faire fonctionner dans une Union élargie, et le système de prise de décision pourrait rapidement se trouver paralysé".

The New York Times analyse pour sa part l'échec de l'Union en France comme un égoïsme de riches. "Le non pourrait marquer un arrêt abrupt du processus d'expansion et d'unification de l'Union européenne, en partie à cause de la désillusion de plus en plus grande des citoyens de l'Ouest riche face à l'entrée de pays pauvres demandeurs d'argent, comme la Pologne."

The Japan Times rappelle que dans deux ans, les Japonais aussi devront se prononcer par référendum sur un éventuel amendement de leur propre Constitution. Et le quotidien nippon anglophone d'affirmer que "le projet européen était bon, avec notamment une intégration de politique étrangère qui permettait enfin à l'Union de parler d'une seule voix". Ainsi, note The Japan Times, "les Etats-Unis n'auraient plus pu prétendre ne pas avoir d'interlocuteurs au niveau européen". Aux yeux du quotidien, l'échec de la Constitution européenne ne doit pas freiner le oui des électeurs japonais pour leur propre Loi fondamentale. "Car la force provient non pas du repli sur soi mais de l'altruisme et de l'entraide. Et une nouvelle Constitution forte pourra faire rempart à l'arrogance et l'unilatéralisme des Etats-Unis."

Peut-être, reprend Clarín, mais "le non français pourrait cependant mettre en échec l'ensemble des processus d'intégration au niveau planétaire, et en particulier au niveau du MERCOSUR", selon plusieurs analystes contactés par le quotidien argentin. "Le rejet de la Constitution par les Français ne met sans doute pas l'existence de l'Union européenne en péril, mais en revanche il diminue sa légitimité. Ce non montre le mécontentement des citoyens. Il y aura un avant et un après le non français pour tous les citoyens du monde. En particulier, parce que ce rejet est la conséquence d'un éloignement de l'UE de ses citoyens, ce qui doit amener à réfléchir sur la façon de mener correctement un processus d'intégration à son terme."

Si l'avenir de l'Union européenne fait débat, le futur du président français apparaît particulièrement sombre aux yeux de la presse de la planète. Pour The South China Morning Post, "le non est une claque pour Chirac et potentiellement un coup d'arrêt fatal à l'ambitieux projet d'intégration politique du continent". Le Jornal do Brasil titre : "La France dit non et humilie Chirac". Pour le quotidien brésilien, "il s'agit d'une décision historique et cruciale pour le futur de l'Union européenne, et c'est également le revers politique le plus retentissant de la carrière politique du président français Jacques Chirac, pour qui le non marque la fin de ses rêves de leadership personnel en Europe, même s'il a déclaré que la France tiendrait ses engagements vis-à-vis de l'Union". Le Quotidien, de Dakar, évoque d'ailleurs "un désastre politique en France". Et, pour ce journal, Chirac risque fort de se retrouver en en position d'accusé lors du prochain sommet européen des 16 et 17 juin à Bruxelles."



Seconde question... la constitution telle qu'elle était présentée était-elle une constitution ou un ensemble de loi, de par son épaisseur?

Ou: qu'est-ce qu'une constitution?

Troisièmement... que pensez vous de l'Europe, tel quel est, ou tel qu'elle devrait (ne pas?) être? Chance à saisir? phénomène de dislocation de la culture propre à chaque pays? Enormité impossible?

Vous avez deux heures Very Happy

_________________
Bisounours POW@@@@!!!!!!!!
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Apollodore
Magister Bourrinorum


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MessageSujet: Re: Un an…   Lun 29 Mai - 17:43

La victoire du "non", sachant par ailleurs qu'une large majorité de Français sont malgré tout acquis à l'idée européenne, vient peut-être du caractère biaisé du débat et du texte lui-même, en particulier de son titre: à trop vouloir faire dans la solennité politique (avec le terme de Constitution dont la charge symbolique est extrêmement forte en France) on a peut-être suscité des attentes, du point de vue de l'idéal politique, que le texte en lui-même ne pouvait satisfaire.
De même, le texte se voulait à la fois fondateur de l'Europe et à la fois simple rappel et élargissement de la situation actuelle (autrement dit: à la fois l'Europe est à faire, mais elle existe déjà… l'ambiguité ne date pas d'hier, et la notion même de "construction européenne" est ici lourde d'ambiguités). D'un côté il était donc trop faible (fonder l'Europe là-dessus? Fonder l'existence d'une "nouvelle" entité politique sur des dispositions aussi triviales (la fameuse partie 3, sur laquelle tout le monde s'est déchaîné)) et de l'autre bien trop vigoureux (puisqu'un certain nombre de droits fondamentaux y étaient mentionnés, fallait-il donner la même valeur symbolique à ce que le texte comportait peut-être de traces d'une pensée économique ultra-libérale? On peut d'ailleurs se poser la question — ce fut déjà le cas dès les débats révolutionnaires en France — de savoir comment intégrer des articles économiques dans un texte résolument politique).
Et puis, fallait-il une Constitution à cette Europe, à notre Europe, ou faut-il la laisser "mal rangée"? Fallait-il, dans ce cadre relativement innovant, singer la Constitution américaine (pas dans son détail, mais dans le fait que les USA ont bien une constitution) ou des constitutions valables pour des Etats fondés, peu ou prou, sur l'idée de Nation ?
Vis-à-vis de ce flou sur le statut politique du texte, il devenait impossible d'éviter (ok, c'est facile à dire après) que tout le monde se prononce sur une représentation subjective, ou au moins imaginaire, des enjeux du référendum, et là, il faut bien le dire, le temps était bien plus à l'euro-pessimisme, voire peut-être, dirons certains, à l'euro-paranoia, que la seule prise en compte du fait qu'un texte même mauvais valait mieux que pas de texte du tout… Ce type d'argument peut-il valoir, cela dit, pour quelque chose de tel qu'une Constitution? La question demeure posée et on aura sans doute à y répondre à nouveau dans les années qui viennent.
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Concordia
Floodeur


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MessageSujet: Re: Un an…   Ven 11 Aoû - 15:42

Moi, je me rappelle très bien: j'étais en Grèce quand j'ai connu la nouvelle. selon, l'Europe n'est pas bloquée, puisque l'union Européenne prévoit des élargissements: Roumanie, Bulgarie et Croatie en 2007-2008. Pour la Turquie, elle doit d'abord répondre aux conditions d'entrée fixés par le traité d'amsterdam ou de Copenhague. ange scribe
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jean-marie
minifloodeur


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MessageSujet: Re: Un an…   Lun 14 Aoû - 16:09

Une constitution mal ficelée, je suis d'accord. En effet, loin des arguments politiques d'un non anti libéral, un simple constat m'avait fait hurlé en lisant ce texte : dans le préambule, il était écrit : les peuples d'Europe [...] fiers de leur identité et de leur histoire national"
Personnellement, j'estime être plutôt conscient de ce qui fait l'histoire de la France mais je n'en suis pas fier, loin de là !!!

Si l'on prenait moins le peuple pour des benêts, peut-être qu'on avancerait


P.S. : moi le 29 mai, je faisais la fête sante
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MessageSujet: Re: Un an…   Aujourd'hui à 5:45

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