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 Après les joies du bac, la grande misère de la fac

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Aelkim
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MessageSujet: Après les joies du bac, la grande misère de la fac   Mar 13 Juin - 11:49

Le bac pas encore en poche, la fac déjà en tête. Parmi les 640 810 candidats au baccalauréat, dont les filières générale et technologique ont ouvert le bal de l'édition 2006, hier, avec l'épreuve de philosophie (lire ci-contre), 60 % des lauréats devraient rejoindre les bancs de la fac à la rentrée, d'après les statistiques. Si le bac reste le sésame indispensable pour l'enseignement supérieur, l'entrée à l'université se solde par un taux d'échec confondant : 40 % des étudiants inscrits en première année, toutes filières confondues, ne poursuivront pas dans cette voie l'année suivante.


Le phénomène n'est pas nouveau, il s'est même enkysté au fil des années. Mais les longs mois de crise universitaire à l'occasion de la bataille contre le CPE ont remis au goût du jour l'inquiétude des jeunes devant une insertion professionnelle devenue de plus en plus difficile. En réponse, Dominique de Villepin a souhaité, fin avril, qu'un grand débat national s'ouvre sur les liens entre l'université et l'emploi. Des discussions sont en cours. La commission du débat, placée sous la responsabilité du recteur de l'académie de Limoges, Patrick Hetzel, doit rendre ses propositions à l'automne. S'estimant tenues à l'écart, les organisations lycéennes et étudiantes mobilisées contre le CPE viennent de lancer une sorte de contre-débat parallèle.

Un point fait consensus : en France, l'université reste le parent pauvre de l'enseignement supérieur. L'Etat dépense en moyenne deux fois moins pour un étudiant (6 800 euros) que pour un élève entré en classe préparatoire à une grande école (13 000 euros), et investit autour de 10 000 euros pour un lycéen.

«Puisque le gouvernement souhaite redonner ses lettres de noblesse à l'université, tout concourt en faveur de son engagement financier», insiste le Snesup. Les présidents des universités ont placé la barre à 9 000 euros, ce qui alignerait la France sur ses voisins européens. L'urgence de la situation apparaît criante. Mais demander à augmenter le financement de l'université «au moment où l'Etat cherche à faire des économies» est peu audible, reconnaissent-ils. «C'est cependant un choix politique déterminant», note Yannick Vallée, président de Grenoble-I et patron de la CPU. «La fac, c'est grosso modo une voie de garage pour tous ceux qui ne peuvent pas prétendre à une classe prépa, ou qui ne savent pas encore très bien vers quelle direction s'engager», soulignent de leur côté des lycéens de l'Union nationale lycéenne. L'UNL constate également qu'«on sait très bien mener les lycéens au bac, pas à la fac». D'où cette revendication : l'autonomie nécessaire au travail universitaire doit être enseignée dès les années de lycée. Un point de vue partagé par la Conférence des présidents d'université (CPU) : «Le bac ne prépare pas à l'université», résume Yannick Vallée.

Très vite, la question de l'orientation est apparue incontournable aux différents protagonistes. Le ministre de l'Education, Gilles de Robien, plaide désormais pour un grand service public d'orientation «renforcé». C'est heureux, mais comment déconnecter cette ambition de la question de son financement ? «Dans mon lycée, témoigne une élève parisienne, la conseillère d'orientation est à cheval sur trois établissements. Pour obtenir un rendez-vous avec elle, il faut s'y prendre des mois à l'avance.» Problèmes de sous-effectif, mais pas seulement. Pour les organisations syndicales de l'enseignement supérieur, la réforme des diplômes LMD, entamée en 2003 et désormais effective, a conduit les universités à élaborer localement leurs nouveaux diplômes.

«Avec 28 000 nouveaux intitulés, le système n'a plus la lisibilité que le tableau de bord national offrait jusque-là», accuse le Snesup. Le patron de la CPU préfère insister sur les priorités budgétaires : «La France peut continuer à concentrer ses efforts financiers sur les 5 % de lycéens qui entrent en classes prépas... Mais elle perdra la bataille de l'avenir et de la réussite du plus grand nombre.» Hier, le gouvernement, dans ses lettres de cadrage budgétaire, a annoncé la création de 1 500 postes dans l'enseignement supérieur (lire page 9). Une annonce qui ne suffira pas à résorber «la misère» universitaire.

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